scolastique
adjectif, /skolastikə/ ou /skɔlastikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui a rapport aux classes, aux écoles.
L'esprit d'ordre et d'économie ne distinguait pas moins que le goût du travail notre police scolastique — Marmontel (1723-1799)
Souvent encore avec délices, De nos scolastiques essais Nous nous rappellions les esquisses — Jacques Delille (1738-1813)
Qui s'enseigne suivant la méthode ordinaire de l'école. Les théologiens scolastiques, les théologiens de l'école.
S'il [Aristote] donna des règles du raisonnement qu'on trouve aujourd'hui trop scolastiques — Voltaire (1694-1778)
J'oserai avec respect avertir les théologiens scolastiques.... — Bossuet (1627-1704)
Particulièrement. Qui a rapport aux écoles du moyen âge.
La philosophie scolastique ne fit que lui apprendre qu'on pouvait philosopher, et lui en inspirer l'envie — Fontenelle (1657-1757)
Cette université [de Paris] avait le malheur de n'être fameuse que par sa théologie scolastique et par ses disputes — Voltaire (1694-1778)
S. f. La scolastique, la philosophie qu'on enseignait dans les écoles du moyen âge et qui s'est prolongée dans certains établissements jusqu'à la révolution de 1789. Il se dit aussi de la théologie telle qu'on l'enseignait dans les écoles du moyen âge et dans celles qui ont succédé ; c'était une alliance de la philosophie scolastique et de la théologie.
C'était [Fabroni] un bourgeois de Pistoie, venu à Rome avec de l'esprit, de la scolastique, du feu — Saint-Simon (1675-1755)
La scolastique est moins une philosophie particulière, qu'une méthode d'argumentation syllogistique, sèche et serrée, sous laquelle on a réduit l'aristotélisme fourré de cent questions puériles — Diderot (1713-1784)
S. m. Celui qui traite de la théologie ou de la philosophie scolastique. Les nouveaux scolastiques, ceux qui, au XVIIe siècle, reprenaient la théologie scolastique.
J'ai reconnu que vous n'êtes pas bon scolastique — Pascal (1623-1662)
Les scolastiques demeurent d'accord que la plus parfaite contemplation de la nature divine est celle où on la regarde selon les notions les moins resserrées, comme celle d'être, de vérité, de bonté, de perfection — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Provenç. escolastic ; espagn. escolastico ; ital. scolastico ; du lat. scholasticus, de schola (voy. ÉCOLE). Scholastique se disait pour écolâtre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui appartient à l’école. Il ne se dit guère que de Ce qui s’enseignait suivant la méthode des écoles de théologie et de philosophie au moyen âge. Philosophie scolastique.
Il s’emploie aussi comme nom féminin, et alors il désigne soit la Théologie, soit la Philosophie scolastique. La scolastique s’enseignait avec éclat dans les chaires de philosophie de l’Université de Paris.
Il s’emploie aussi comme nom masculin, et alors il désigne Celui qui enseigne la théologie suivant la méthode scolastique ou Celui qui professe la philosophie scolastique. Ce théologien est un scolastique. Ce philosophe suit les doctrines des scolastiques.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- scolastiques — pluriel — /skɔlastikə/ ou /skolastikə/
- scolastique — singulier — /skɔlastikə/ ou /skolastikə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée scolastique#56455.