savoir-faire
nom, masculin, /savwaʁfɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Habileté dans un art quelconque.
Je vous demande en grâce de ne pas laisser sortir de vos mains ma pauvre Crète [tragédie des Lois de Minos], jusqu'à ce que j'aie épuisé tout mon savoir-faire — Voltaire (1694-1778)
Particulièrement. Habileté à faire réussir ce qu'on a entrepris.
Le savoir-faire est nouveau : un homme qui a du savoir-faire ; il en est venu à bout par son savoir-faire ; quoique ce terme exprime assez bien, les personnes qui parlent le mieux ne peuvent s'y accoutumer ; il n'y a pas d'apparence qu'il subsiste, et je ne sais même s'il n'est point déjà passé ; aussi est-il très irrégulier, et même contre le génie de notre langue, qui n'a point de pareils substantifs — Dominique Bouhours (1628-1702)
Son savoir-faire nous garantira de leurs mauvais desseins — BUSSY-RABUTIN
Étymologie : Savoir 1, et faire. On remarquera la condamnation, injuste d'ailleurs, de ce mot par Bouhours. Les mots savoir-faire, savoir-vivre et autres semblables sont composés de deux infinitifs dont l'un régit l'autre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Habileté pour faire réussir ce qu’on entreprend. Il a un grand savoir-faire, beaucoup de savoir-faire. Il n’a pas de véritable talent, il n’a que du savoir-faire. Il manque de savoir-faire.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- savoir-faire — forme de base
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