satyre

satyre

nom, masculin, /satiʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Terme de la religion des Grecs et des Romains. Demi-dieu qui habitait les bois et qui avait des jambes et des pieds de bouc. Dans l'antiquité, petites statues qui représentaient des satyres, et qui, s'ouvrant, servaient de boîtes.

    Au fond d'un antre sauvage, Un satyre et ses enfants Allaient manger leur potage Et prendre l'écuelle aux dents — La Fontaine (1621-1695)

    Les satyres sortaient des forêts pour danser autour de lui — Fénelon (1651-1715)

  2. Fig. et familièrement. Homme cynique, très adonné aux femmes.

    Il voulut un peu patiner, galanterie provinciale qui tient plus du satyre que de l'honnête homme — Scarron (1610-1660)

    Heudicourt, le fils, était une espèce de satyre, fort méchant et fort mêlé dans les hautes intrigues galantes — Saint-Simon (1675-1755)

  3. Grand singe anthropomorphe.

    Le satyre ou l'homme des bois, qui, par sa conformation, paraît moins différer de l'homme que du singe — Buffon (1707-1788)

    Nos voyageurs font sans façon des bêtes sous les noms de pongos, de mandrills, d'orang-outangs, de ces mêmes êtres dont, sous le nom de satyres, de faunes, de sylvains, les anciens faisaient des divinités — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  4. Genre de lépidoptères diurnes, créé par Latreille aux dépens des papilio de L.

  5. Champignon nommé aussi phallus.

Étymologie : Lat. satyrus, du grec σάτυρος. On trouve satirel dans la Rose, V. 18158 : Et li satirel et les fées. On en a rapproché l'arabe schathira, singe.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Terme d'antiquité. Chez les Grecs, pièces de théâtre dont les principaux personnages étaient des satyres, et qui n'avaient point de ressemblance avec la satire des Romains. La satyre devint une œuvre d'art pour la première fois entre les mains de Pratinas, vers l'an 500 avant l'ère chrétienne.

    Ces satyres étaient proprement des farces honnêtes où les spectateurs et les acteurs étaient joués indifféremment — Rollin (1661-1741)

    La satyre est une petite pièce qu'on donne après la représentation des tragédies, pour délasser les spectateurs — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)

Étymologie : Σάτυρος, qui, signifiant le satyre, signifiait aussi la satyre ou drame des satyres ; il était masculin.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Mythologie grecque et romaine — Sorte de demi-dieu qui, selon la Fable, habitait les bois et qui avait des jambes et des pieds de bouc. Les faunes et les satyres.

  2. Il se dit figurément, dans le langage familier, d’un Homme lubrique.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • satyres — pluriel — /satiʁə/
  • satyre — singulier — /satiʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée satyre#56099.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.