satrape
nom, masculin, /satʁapə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Titre des gouverneurs de province chez les anciens Perses.
Un des premiers soins du prince était de faire fleurir l'agriculture ; et les satrapes dont le gouvernement était le mieux cultivé, avaient la plus grande part aux grâces — Bossuet (1627-1704)
L'empire des Perses se divisait en cent vingt-sept gouvernements ; ceux qui en étaient chargés s'appelaient satrapes — Rollin (1661-1741)
Fig. Se dit d'un homme fier et despotique.
Je suis fort aise de me voir loué par un homme comme vous ; cela pourra engager les satrapes de la littérature à me laisser en paix — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Le directeur de l'Opéra lui-même, ce satrape industriel, comme nous l'appelions, ne capitulait pas — Louis Reybaud (1799-1879)
Étymologie : Lat. satrapes, du grec σατράπης ; inscriptions grecques, ἐξαιθραπεύοντες ; hébreu, athschadraphnim ; du zend chôithrapaiti, chef de région, de chôitra, sanscr. kschetra, région, et paiti, sanscr. pati, chef (BURNOUF, Yaçna, p. 545).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Titre des gouverneurs de province, chez les anciens Perses. Le luxe et l’orgueil des satrapes avaient passé en proverbe chez les Grecs.
Il s’est dit figurément des Personnes très riches qui mènent un grand train. Un luxe de satrape.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- satrapes — pluriel — /satʁapə/
- satrape — singulier — /satʁapə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée satrape#56085.