satirique
adjectif, /satiʁikə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui appartient à la satire, qui tient de la satire. Poésie satirique. Trait satirique.
L'aristocratie est le gouvernement qui proscrit le plus les ouvrages satiriques — MONT.
Enclin, porté à la satire, à la médisance.
Son humeur satirique [de Célimène] est sans cesse nourrie Par le coupable encens de votre flatterie — Molière (1622-1673)
Rien n'échappait à sa liberté satirique [de Diogène] — Fénelon (1651-1715)
Qui compose des satires. Substantivement.
Monseigneur, il faut que je vive, disait un malheureux auteur satirique au ministre qui lui reprochait l'infamie de ce métier : Je n'en vois pas la nécessité, lui repartit l'homme en place — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Nous autres satiriques, Propres à relever les sottises du temps, Nous sommes un peu nés pour être mécontents — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Satire.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui appartient à la satire, qui tient de la satire. Poète satirique. Poésie satirique. Ouvrage satirique. Pièce satirique. Trait satirique. Discours satirique.
Il signifie aussi Qui est enclin aux propos mordants, porté à la médisance. Esprit satirique.
Il s’emploie comme nom masculin et signifie Auteur de satires. Mathurin Régnier est avec Boileau notre meilleur satirique.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- satiriques — pluriel — /satiʁikə/
- satirique — singulier — /satiʁikə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée satirique#56072.