satiété
nom, féminin, /sasjɛte/ ou /sasjete/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Réplétion d'aliments qui va jusqu'au dégoût. Dégoût pour une chose dont on a beaucoup usé.
État moral comparé au dégoût physique. Jusqu'à satiété, jusqu'à fatiguer, ennuyer.
Jamais l'âme n'a satiété des voluptés de la vertu — Marivaux (1688-1763)
La grandeur et la richesse Dans l'âge mûr m'ont flatté ; Les embarras, la tristesse, L'ennui, la satiété Ont averti ma vieillesse Que tout était vanité — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Provenç. saciedad ; ital. sazietà ; du lat. satietatem, de satius, qui est le comparatif complet à côté de satis, assez, comme magius à côté de magis.
Historique : XIIe s. Il enveia sazieted es anemes [âmes] d'els XVIe s. Nos appetits sont rares en la vieillesse ; une profonde satiété nous saisit aprez le coup L'abondance des viandes se nomme saturité ou satieté
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
état d’une personne dont la faim est plus que satisfaite, qui est entièrement rassasiée. Manger jusqu’à satiété, jusqu’à la satiété.
Il se dit aussi figurément. La satiété des plaisirs, des honneurs. La satiété des richesses. Répéter une chose à satiété.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- satiétés — pluriel — /sasjete/ ou /sasjɛte/
- satiété — singulier — /sasjete/ ou /sasjɛte/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée satiété#56084.