sarabande
nom, féminin, /saʁabɑ̃də/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Ancienne danse d'origine espagnole, et dont l'air était à trois temps très lents. Fig. et familièrement. Danser la sarabande au-dessus du pavé, être pendu.
Telles gens s'introduisent ordinairement à la cour par des moyens bas et quelquefois peu honnêtes ; ils doivent quelquefois le commencement de leur fortune à une sarabande bien dansée, à l'agilité de leur corps et à la beauté de leur visage — Guez de Balzac (1597-1654)
Les Français, qui ont aujourd'hui porté la danse à la perfection, n'avaient dans la jeunesse de Louis XIV que des danses espagnoles comme la sarabande et la pavane — Voltaire (1694-1778)
Air grave de musique à trois temps, et divisé en deux parties, dont la première est de quatre ou huit mesures, et la seconde de huit ou de douze. On trouve des sarabandes dans plusieurs opéras français du XVIIe et du XVIIIe siècle.
Étymologie : Espagn. zarabanda.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Danse grave sur un air à trois temps, très en vogue au XVIIe et au XVIIIe siècles.
Il se dit aussi de l’Air sur lequel on danse une sarabande.
Il s’emploie aussi dans le langage familier pour désigner une Danse joyeuse et tumultueuse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sarabandes — pluriel — /saʁabɑ̃də/
- sarabande — singulier — /saʁabɑ̃də/
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