sapé · sape

sapé

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Attaqué par les fondements. Une muraille sapée.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • sapées — pluriel féminin
  • sapés — pluriel masculin
  • sapée — singulier féminin
  • sapé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sapé#103685.

sape

nom, /sapə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme rural. Espèce de petite faux, qui est usitée en Belgique et dans le nord de la France.

  2. Par extension du nom d'outil au travail même, ouvrage fait sous terre pour renverser une muraille, une tour, etc. Fig.

    Il y avait une troisième tour fort ébranlée, qui fût tombée aux premiers coups de la sape — Perrot d'Ablancourt (1606-1664)

    Chacun a sa manière.... travaillez par la sape, tandis que j'irai avec le fer et le feu renverser et brûler tout ce qui m'opposera quelque résistance — Voltaire (1694-1778)

  3. Tranchée qu'on exécute dans les siéges en employant des procédés particuliers pour se mettre à l'abri de la mousqueterie et de la mitraille ; c'est en général à l'aide de gabions qu'on se couvre ; on emploie quelquefois des sacs à terre. Pousser la sape. Aller à la sape. Sape volante : les travailleurs placent sur le sol une file de gabions jointifs et piochent en arrière afin de les remplir de terre. Sape pleine ou simplement sape : les sapeurs posent et remplissent les gabions du parapet les uns après les autres ; ils sont protégés, dans la direction de la tranchée, par un gabion farci, qu'ils font rouler sur le sol. On distingue la sape simple qui n'a qu'un seul parapet, et la sape double ou sape debout qui se compose de deux sapes pleines simples. Sape demi-pleine, sape pleine faite sans employer de gabion farci. Sape demi-double, celle qui n'a que la moitié de la largeur de la sape double ; l'une de ses gabionnades est remplie par des sacs à terre. Retour de sape, changement de direction d'une sape par suite duquel son parapet change de côté. Tête de sape ; c'est son extrémité antérieure, le point où les sapeurs travaillent. Fagot de sape, sorte de fascine qu'on plante verticalement pour recouvrir les joints des gabions, dans les sapes. L'ouvrage même qu'on fait en sapant. La sape est fort avancée.

    Le glacis, d'où l'on prétend que l'on commencera à travailler par la sape pour percer le fossé — Pellisson (1624-1693)

    M. le Prince avait résolu de différer jusques au soir, parce qu'on n'avait pu encore achever un autre logement, par lequel il voulait soutenir celui-là, et auquel on travaillait à demi-sape — Pellisson (1624-1693)

  4. Terme de maçonnerie. Ouverture qu'on fait au pied d'un mur pour le faire tomber.

Étymologie : Espagn. zapa ; ital. zappa. Le latin a sappa, hoyau (dans Isidore), et dans des textes anciens du moyen âge sapa. Il est vrai que le z espagnol et italien ne paraît pas représenter une s latine. Aussi Diez a-t-il songé, par conjecture, au grec σϰάπτειν, fouiller, et Chevallet à l'ancien hautallemand spato, bêche ; mais il ne paraît pas possible de séparer zappa ou zapa du sapa latin, voy. d'ailleurs l'espag. zafiro, et l'ital. zaffiro, qui viennent incontestablement du lat. sapphirus. On a dit sapeau : Nous ferons délivrer.... toutes les provisions de fer et de bois et autres choses, outils, s

Historique : XVe s. Un baston ferré au bout, appellé sappe XVIe s. ....Pour faire provision de pelles, hoiaux, sappes, et autres outils de castadoux [gastadours] ....Que le plus expedient estoit de prendre le chasteau par la sappe. ....Parquoy furent mis pionniers de tous costez pour besongner à la mine. ....Après ledit sappement qui dura environ quinze jours ou trois sepmaines, tomba la moitié d'une tour

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Tranchée creusée sous un mur pour le renverser.

  2. Il se dit particulièrement, en termes du Génie, d’une Tranchée que l’on fait pour s’approcher à couvert de l’ennemi. Cheminer par une sape.

  3. Tête de sape, Extrémité antérieure, celle où l’on creuse.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • sapes — pluriel — /sapə/
  • sape — singulier — /sapə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sape#55935.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.