sang-de-dragon
nom, masculin, /sɑ̃dədʁaɡɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Espèce de patience, rumex sanguineus, L. dont les nervures sont teintes en rouge, mais qui n'a aucun suc rouge.
Résine sèche, d'un rouge foncé et presque brun quand elle est en masse, d'un rouge de sang lorsqu'elle est en poudre ; elle provient d'un palmier, le calamus draco, Wildenow ; c'est un astringent employé en poudre comme hémostatique.
Étymologie : Sang, de, et dragon ; provenç. sang de draco ; espag. sangre de drago ; ital. sangue di dracone. Du sang que le dragon a succé des veines de l'éléphant, pour esteindre par sa froideur l'ardeur qui le brusle dans ses entrailles, et lequel sang il revomit lorsque l'éléphant tombe sur luy et qu'il l'ecrase, comme le recite Pline (VIII, 12), naist et se produit ès isles Canaries, dites fortunées, selon Thevet et le médecin Monardes (c. 38), l'arbre qui porte la gomme appelée sanguis draconis ; en témoignage de quoy le fruict porte la figure d'un dragon si expressément empreinte, qu'on diroit y avo
Historique : XVIe s. Un peu d'eau de vie en laquelle avoit esté dissoult sang de dragon [la résine], aloës et poudre de mastic
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Botanique — Plante à nervures rouges, espèce de patience dont les feuilles rendent un suc rouge comme du sang.
Il se dit aussi d’une Résine d’un rouge foncé, qui est fournie par différents végétaux exotiques et qu’on employait beaucoup autrefois en médecine comme astringent. Dans ce sens on dit également Sang-dragon.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- sang-de-dragon — singulier — /sɑ̃dədʁaɡɔ̃/
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