saltimbanque
nom, /saltɛ̃bɑ̃kə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Bateleur, charlatan, ordinairement placé sur des planches pour faire ses exercices et débiter ses drogues. Par extension.
Mais pour le singe, animal inutile, Malin, gourmand, saltimbanque indocile.... — Voltaire (1694-1778)
Fig. et par dénigrement. Bouffon de société, mauvais orateur dont les gestes sont outrés et ridicules ; charlatan. Adj.
M. d'Elbœuf, qui était grand saltimbanque de son naturel, commença la comédie par la tendresse qu'il avait pour le nom français — Cardinal de Retz (1613-1679)
Grâce à l'extrême confiance que j'ai en ma raison, ma foi n'est point à la merci du premier saltimbanque — Diderot (1713-1784)
Étymologie : Ital. saltimbanco, de saltare, sauter, in, en, et banco banc.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Bateleur qui débite ses boniments et fait ses exercices sur les places publiques, dans les foires.
Il se dit, figurément, d’un Bouffon de société et d’un mauvais orateur qui débite, avec des gestes outrés, des plaisanteries déplacées. Cet homme croit être plaisant, ce n’est qu’un saltimbanque. Ce n’est pas un orateur, c’est un saltimbanque.
Il désigne aussi, familièrement, un Homme sans consistance, dont les actes et les propos ne méritent aucune considération à cause de sa légèreté et de son manque de sérieux. C’est un vrai saltimbanque.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- saltimbanques — pluriel — /saltɛ̃bɑ̃kə/
- saltimbanque — singulier — /saltɛ̃bɑ̃kə/
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