saintement

saintement

adverbe, /sɛ̃təmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

adv.

  1. D'une manière sainte. Ironiquement.

    Et, saintement rebelle aux lois de la naissance, Une fois envers toi manquer d'obéissance — Pierre Corneille (1606-1684)

    Le cardinal de Bérulle, plein de l'esprit de l'Église et du sacerdoce, n'a formé sa congrégation [de l'Oratoire] que dans la vue de ce dessein [l'unité] ; et le P. François Bourgoing l'a toujours très saintement gouvernée dans cette même conduite — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Sainte, et le suffixe ment ; prov. sanctamens, sanhtamen ; catal. santament ; espagn. et ital. santamente.

Historique : XIVe s. Si li commanda [à une vestale absoute] le souverain prestre, que elle ne frequentast plus tielx [tels] jeux, et que elle se gouvernast des ores mes plus saintement que cointement

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adv.

  1. D’une manière sainte. Il a vécu saintement. Il est mort saintement.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • saintement — forme de base — /sɛ̃təmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée saintement#55653.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.