sacrilège · sacrilége

sacrilège

adjectif, /sakʁilɛʒə/

Grammaire et formes (2)
  • sacrilèges — pluriel — /sakʁilɛʒə/
  • sacrilège — singulier — /sakʁilɛʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sacrilège#55570.

sacrilége

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

adj.

  1. Qui commet un sacrilége. Substantivement. Celui, celle qui commet un sacrilége.

    Les sceptres devant eux [les protestants rebelles] n'ont point de priviléges ; Les immortels eux-même en sont persécutés, Et c'est aux plus saints lieux que leurs mains sacriléges Font plus d'impiétés — Malherbe (1555-1628)

    Il [saint Louis] condamna à un supplice rigoureux toutes les langues sacriléges — Fléchier (1632-1710)

  2. Qui a le caractère du sacrilége, en parlant des choses.

    [Les faux dévots] De qui la sacrilége et trompeuse grimace Abuse impunément et se joue, à leur gré, De ce qu'ont les mortels de plus saint et sacré — Molière (1622-1673)

    Ceux qui sont instruits des affaires étant obligés d'avouer que le roi [Charles Ier] n'avait point donné d'ouverture ni de prétexte aux excès sacriléges dont nous abhorrons la mémoire... — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Lat. sacrilegus, de sacrum, chose sacrée, et legere, prendre (voy. LIRE).

Historique : XIIIe s. Sacrilege est qui emble coze sacrée en liu saint ou hors de liu saint XVIe s. Pour jeter, sacrilege, au vent ma cendre esteinte Sacrileges meurdriers

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée SACRILÉGE#sens2.

sacrilège

nom, masculin, /sakʁilɛʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (3 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Action Impie par laquelle on profane les choses sacrées. Détestable, horrible, exécrable sacrilège. Commettre un sacrilège. être accusé, être convaincu de sacrilège.

  2. Il se dit aussi d’une Action dirigée contre une personne sacrée, d’un outrage à une personne digne de vénération, d’égards.

  3. Par exagération, Ce serait un sacrilège de retoucher à ce tableau; ce serait un sacrilège d’abattre ce bel arbre, Il y aurait une sorte de profanation à retoucher ce tableau, à abattre cet arbre, que sa beauté doit faire ménager, respecter.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • sacrilèges — pluriel — /sakʁilɛʒə/
  • sacrilège — singulier — /sakʁilɛʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sacrilège#55569.

sacrilége

nom, masculin

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Action impie par laquelle on profane les choses sacrées.

    La lettre que vous écrivez à votre frère est admirable ; vous aviez très bien deviné : il est dans le bel air par-dessus les yeux, point de Pâques, point de jubilé ; je n'ai trouvé de bon en lui que la crainte de faire un sacrilége — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Deux jeunes hommes d'Acarnanie.... étaient entrés avec toute la foule dans le temple de Cérès [lors des grands mystères], ne sachant pas que cela fût défendu ; quoique ce ne fût qu'une faute d'ignorance, ils furent massacrés sur-le-champ comme coupables d'impiété et de sacrilége — Rollin (1661-1741)

  2. Toute action contre une personne sacrée, digne de vénération, d'égards. Fig. et familièrement. C'est un sacrilége, ce serait un sacrilége, c'est, ce serait une action qui déparerait une chose à laquelle on attache un grand prix. Ce serait un sacrilége d'abattre ce bel arbre, de retoucher ce tableau.

    Il paraît de tout cela que la personne des rois est sacrée, et qu'attenter sur eux c'est un sacrilége — Bossuet (1627-1704)

    Votre corps, en l'état où Dieu l'a mis, ne peut plus être violé sans sacrilége — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Prov. sacrilegi ; espagn. et ital. sacrilegio ; du lat. sacrilegium (voy. SACRILÉGE 2).

Historique : XIIIe s. Je di que cist hom a fait sacrilege, porce que il embla un cheval dedans le mostier ; ce n'est pas sacrileges, fait li autres, mais larrecins Encore poton faire sacriliege en autre maniere, si comme aucuns fiert autrui par maltalent en lieu saint XVIe s. Que le sacrilege ne soit pire que le larrecin d'un chou de nostre jardin

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée SACRILÉGE#sens1.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.