sabord
nom, masculin, /sabɔʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de marine. Ouverture quadrangulaire qui est faite dans la muraille d'un vaisseau pour laisser un passage à la volée d'un canon. Sabord de chasse, le sabord percé à l'avant qui reçoit la pièce dont on se sert pour tirer sur un bâtiment que l'on chasse. Sabord de retraite, celui qui, percé tout à fait à l'arrière, reçoit la pièce dont on se sert quand on bat en retraite. Sabord de charge, sabord ouvert à l'avant ou à l'arrière d'un navire dans la carène, pour le facile embarquement de certains fardeaux. Sabord de nage, trou pratiqué dans la muraille d'un navire pour le passage d'un aviron. Faux sabord, se dit d'une pièce de bois carrée et mobile qui sert à fermer le sabord, et à donner passage, par son centre, à la volée des canons.
Nous avions constamment navigué dans des mers si grosses, que depuis huit jours nos sabords et nos fenêtres n'avaient pas été ouverts — LA PÉROUSE
Étymologie : Origine inconnue. On a conjecturé l'anglais fictif sawn-board, bord scié.
Historique : XVe s. Adonc les compagnons de Berthia prindrent Isabel la Canare [des Canaries], et par le sabort de la nef la jetterent en la mer
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Marine — Ouverture quadrangulaire pratiquée dans la muraille d’un vaisseau et par laquelle le canon tire. Ouvrir, fermer les sabords. Il y avait deux rangs de sabords.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- sabords — pluriel — /sabɔʁ/
- sabord — singulier — /sabɔʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée sabord#55489.