rustre
adjectif, /ʁystʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873) — entrée 1
adj.
Fort rustique, fort grossier. Substantivement.
Comme les autres domestiques, le chien est dédaigneux chez les grands et rustre à la campagne — Buffon (1707-1788)
M. Ducommun était un jeune homme rustre et violent — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Autre forme de l'anc. franç. ruste, lequel vient de rusticus, rustique. L'r est épenthétique, comme dans esclandre.
Historique : XVIe s. Ha rustre D'autres les ont appelez rustres [certains soldats], ainsi que nous lisons dans le roman de M. de Bayard, que M. de Bayard dit à ses rustres, appellans ainsi ceux auxquels il commandoit
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est très rustique, très grossier. Il a l’air rustre, la mine rustre.
Il s’emploie aussi comme nom masculin. C’est un rustre, un gros rustre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- rustres — pluriel — /ʁystʁə/
- rustre — singulier — /ʁystʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rustre#54488.