rué
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé
Une pierre ruée contre un chien. Fig. Ses plus grands coups sont rués, se dit d'un vieillard dont les forces sont à bout, et aussi il se modère, il montre moins d'ardeur. Les plus grands coups sont rués, les plus grands efforts sont faits dans l'affaire dont il s'agit (ces phrases ont vieilli).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RUÉ, ÉE.
rue
nom, féminin, /ʁy/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Chemin bordé de maisons ou de murailles dans une ville, dans un bourg, etc. Rue Saint-Honoré. Rue Notre-Dame-des-Victoires. Avoir pignon sur rue, voy. PIGNON. Ce cheval a pris un clou de rue, voy. CLOU, n° 2. Être fou à courir les rues, être extrêmement fou. Cette histoire, cette nouvelle court les rues, elle est connue de tout le monde. L'esprit court les rues, il est commun ; tout le monde en a. Être vieux comme les rues, être fort vieux. Cela est vieux comme les rues, se dit d'une chose qui n'est plus à la mode. Le bout de la rue fait le coin, se dit pour se moquer du galimatias de quelqu'un. Fig. Les rues en sont pavées, se dit de choses extrêmement communes. Être bon à jeter dans la rue, n'être plus bon à rien.
Envoyer des soldats à chaque coin des rues — Pierre Corneille (1606-1684)
Pour traverser la rue au milieu de l'orage, Un ais sur deux pavés forme un étroit passage — Boileau (1636-1711)
La grande rue, ou la grand' rue, rue principale d'une ville de province.
Les habitants d'une rue.
[à Rennes] On a chassé et banni toute une grande rue et défendu de les recueillir, sur peine de la vie — Mme de Sévigné (1626-1696)
Espace qui reste vide dans une carrière, après qu'on a exploité les différents bancs de pierre dont elle se compose ; se dit aussi des chemins, issues, etc. qu'on pratique pour l'exploitation.
Étymologie : Provenç. espagn. et portug. rua ; anc. ital. ruga ; du bas-lat. ruga (rua, dans un texte du IXe s.), place, rue, que des étymologistes dans du Cange, approuvés par Diez, regardent comme tiré du lat. ruga, ride, au sens de sillon, de là rang, rue. Du Cange a aussi ruta, rutta, mais le g a l'antériorité ; cependant ruta fait songer au celtique rod, rut (voy. ROUTE à l'étymologie).
Historique : XIe s. Toutes les rues ù li bourgeis estunt XIIe s. Qui donc veïst le duc sur un cheval gascon Poindre parmi les rues, à sa main un baston.... Es rues de Seissuns se sunt entreveü XIIIe s. En ceste cité a CLX grans rues, et en chascune rue X mille maisons XIVe s. Et de pluseurs maisons est faite une rue, et de pluseurs rues une cité.... Ens i a Bauduins le [la] grant cité cherquie [parcourue], De rue en rue va Le suppliant se latita grant pieça par Paris en rues foraines [détournées] XVe s. Et nous fu dit par les gens là presens que ledit Mons. d'Orleans et ses gens avoient esté ainsi tuez et …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Genre de la famille des rutacées. Plante médicinale d'un goût âcre et amer.
Rue des murailles, espèce de petite fougère, genre asplénie. Rue de chèvre, voy. GALÉGA. Rue de chien, espèce de scrofulaire. Rue des prés, thalictrum flavum, L.
Étymologie : Wallon, row ; génev. rote ; provenç. ruda, rutha ; espagn. ruda ; ital. ruta ; du lat. ruta, qui est le grec ῥυτὴ, mot du Péloponnèse, qui se rattache à ῥέω, la rue faisant couler les règles.
Historique : XIIIe s. Prenez vin e rue e peivre
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Botanique — Plante ligneuse, et d’une odeur très forte, dont les feuilles ont un goût âcre et amer, et à laquelle on attribue diverses propriétés médicales.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- rues — pluriel — /ʁy/
- rue — singulier — /ʁy/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rue#54405.