rot
nom, masculin, /ʁo/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Vent qui sort de l'estomac avec bruit. Le terme médical est éructation ; rot est bas, et l'on évite de s'en servir.
Ce grand rot fit du bruit autant Et plus même que le tonnerre — Scarron (1610-1660)
Étymologie : Prov. rot ; ital. rutto ; du lat. ructus. Le wallon reupp, s. f. et le picard rèpe, reupe, paraissent venir du germanique : ancien sax. ropizôn ; ancien haut-allem. rofazôn ; all. reupsen.
Historique : XVe s. Pour eulx je feisse petz et rottes Voulentiers, si ne fusse assis XVIe s. Rots aigres et puants, degoustement, nausée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Voy. ROS.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Expulsion bruyante de gaz de l’estomac. Il est bas.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- rots — pluriel — /ʁo/
- rot — singulier — /ʁo/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rot#54118.
rôt
nom, masculin, /ʁo/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Viande rôtie à la broche. Gros rôt, grosse pièce de viande rôtie. Petit rôt, menu rôt, les poulets, bécasses, etc. Du rôt de chien, des coups de bâton. Manger son pain à la fumée du rôt, envier quelque chose de bon qui est apprêté pour un autre, être témoin de quelque plaisir auquel on ne peut prendre part. Il est à pot et à rôt dans cette maison, il y mange matin et soir, il y est très familier.
L'un me brûle mon rôt en lisant quelque histoire ; L'autre rêve à des vers quand je demande à boire — Molière (1622-1673)
Il faut qu'il ait du rôt de chien — CHEVALIER
Dans les festins et dans les grandes tables, service qui suit immédiatement celui des potages et des entrées, que le repas soit en gras ou en maigre. On est au rôt.
J'allais sortir enfin quand le rôt a paru — Boileau (1636-1711)
Il s'est dit pour repas en général.
Le bruit cesse, on se retire ; Rats en campagne aussitôt ; Et le citadin de dire : Achevons tout notre rôt — La Fontaine (1621-1695)
Deux perroquets, l'un père et l'autre fils, Du rôt d'un roi faisaient leur ordinaire — La Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Voy. RÔTIR ; prov. raust ; ancien catal. rost.
Historique : XIIIe s. Cil amainent pocins en rost, Fabliaux Et en l'iave et en rost ont la char cuisiné XVIe s. Qui est celuy de nous si aspre, qu'il batte et fouette son vallet, pour avoir il y a cinq ou six jours bruslé le rost ?
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Rôti, viande rôtie à la broche.
Gros rôt, La grosse viande rôtie, comme longe de veau, dindon, etc. Petit rôt, menu rôt, Les poulets, perdrix, bécasses, bécassines, ortolans, etc.
Prov. et fig., Manger son pain à la fumée du rôt, être témoin, spectateur d’un divertissement, d’un plaisir auquel on ne peut avoir part.
RÔT se dit aussi, dans les repas d’apparat, du Service qui suit immédiatement celui des potages et des entrées. On vient de servir le rôt. On en est au rôt.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- rôts — pluriel — /ʁo/
- rôt — singulier — /ʁo/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rôt#55450.