ronflement
nom, masculin, /ʁɔ̃fləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Bruit que produit quelquefois pendant le sommeil la vibration du voile du palais lorsque l'air traverse l'arrière-bouche, particulièrement pendant l'inspiration.
Je n'ai ouï dire ni criement ni pleurement ; mais ronflement ne me semble pas mauvais, et je ne crois pas qu'il doive être mis au nombre des barbarismes — Vaugelas (1585-1650)
Un ronflement de basse-taille aussi nourri qu'il en soit — Marivaux (1688-1763)
Fig. Tout bruit qui a une sorte de rapport avec celui d'un homme qui ronfle. Le ronflement d'une toupie. Le ronflement de l'orgue.
Les mâles [des lions marins] ont un mugissement semblable à celui du taureau, et, lorsqu'ils sont irrités, ils marquent leur colère par un ronflement — Buffon (1707-1788)
C'est un beau tournoi de paroles [une scène de mélodrame entre deux acteurs] ; l'un fait sonner toutes les r, l'autre toutes les s ; il arrive un moment où le débit s'échauffe au point qu'on n'entend plus qu'un ronflement d'un côté et qu'un sifflement de l'autre — Théophile Gautier (1811-1872)
Étymologie : Ronfler.
Historique : XVIe s. Ronflement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Bruit qu’on fait en ronflant. On entend ses ronflements de toute la maison.
Il se dit figurément de Certains bruits qui ont quelque rapport avec le ronflement d’un homme. Le ronflement de l’orgue. Le ronflement d’une toupie. Le ronflement d’un moteur.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ronflements — pluriel — /ʁɔ̃fləmɑ̃/
- ronflement — singulier — /ʁɔ̃fləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ronflement#54029.