roc
nom, masculin · /ʁɔk/
Usage : d'usage courant (7.67 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Littéraire. Masse de pierre très dure, ancrée dans le sol
Le phare se dresse sur un roc battu par les vagues.
Synonyme : rocher.
« J'ai souvent compris sous la dénomination de roc vif, non-seulement le quartz pur, mais aussi le quartz mêlé de mica »Buffon (1707-1788)
« Là des rocs décharnés, vieux ossements du monde.... »Jacques Delille (1738-1813)
Personne d'une solidité et d'une fermeté inébranlables
Son mari est son roc dans les épreuves.
« Il faut t'armer de fer, avoir un cœur de roc »Destouches (1680-1754)
« Caliste était un roc, rien n'émouvait la belle »La Fontaine (1621-1695)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : solide comme un roc
Grammaire et formes (2)
- rocs : pluriel · /ʁɔk/
- roc : singulier · /ʁɔk/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 1 · 1 sens
s. m.
Masse de pierre très dure qui tient à la terre. Le roc vif, voy. VIF. Fig. Fig. C'est un roc, c'est une personne que rien ne peut faire céder. Un cœur de roc (on dit plutôt de roche), un cœur dur. Fig. Bâtir sur le roc, faire quelque chose de solide, de durable.
La source du fleuve Marsyas est au sommet d'une montagne, d'où il tombe sur un rocVaugelas (1585-1650)
Menez-la sur un roc, au haut d'une montagne, En des lieux où l'attend le monstre son épouxLa Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Bourg. rô ; Berry, ro. C'est la forme masculine du féminin roche (voy. ce mot).
Historique : XVIe s. Et cestui-là plus antique qu'un roc Ils portent les deux eschelles sur le roc
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Littré (1873), entrée 2 · 1 sens
s. m.
Anciennement, la tour au jeu d'échecs.
Étymologie : Prov. roc ; ital. rocco ; de rokh, nom donné par les Persans au chameau monté par des archers et, par assimilation de forme, à la tour des échecs ; elle a été jadis figurée par un éléphant portant une tour. C'est de roc que vient roquer, conservé dans le langage du jeu d'échecs.
Historique : XIIe s. Il a son roc par force en roie mis, Et d'un poon a un chevalier pris XIIIe s. Fox, chevaliers, fierges [dames], ne ros XVIe s. Il n'epargnoit (comme on dit en commun proverbe) ni roi ni roc Nos ennemis nous ont donné deux mauvais eschecs ayant pris nos rocs (entendant Rouen et Bourges) ; j'espere qu'à ce coup nous aurons leurs chevaliers, s'ils sortent en campagne
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. m.
Masse de pierre très dure, qui tient au sol. Des fossés taillés dans le roc. Percer le roc. Cette forteresse est sur un roc. Dur comme le roc, comme un roc. Aussi ferme que le roc, qu’un roc. On a fouillé jusqu’au roc.
Fig., Bâtir sur le roc, Faire une oeuvre solide, durable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée roc#53884.