robuste
adjectif, /ʁobystə/ ou /ʁɔbystə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adj.
Capable de supporter l'effort, la fatigue, le mal. Il se dit aussi de la constitution, de la santé. Complexion robuste. Fig. Avoir une foi robuste, avoir une foi ferme, inébranlable, et, ironiquement, avoir trop de crédulité.
Le parasite se présente avec un visage vermeil, un œil vif, un teint frais ; en un mot, robuste de corps et d'esprit — Perrot d'Ablancourt (1606-1664)
Si vous étiez assez robuste pour soutenir l'effort de ma présence — Mme de Sévigné (1626-1696)
Il se dit des animaux et même des végétaux. Un cheval robuste. Une plante robuste.
Étymologie : Lat. robustus, de robus, archaïque pour robur, chêne, force.
Historique : XVe s. Le tournoy estoit si fort et si robuste, que c'estoit une grant merveille à veoir XVIe s. Le robuste animal dont l'Inde est nourriciere
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est fort, vigoureux, résistant. Il se dit principalement des Personnes. C’est un homme robuste. Corps robuste. Il est de complexion, de constitution robuste. Il a une santé robuste.
Il se dit aussi des Animaux et même des végétaux. Ce cheval est peu robuste. Une plante, un arbre robuste.
Fig., Avoir une foi robuste, Avoir une foi ferme, inébranlable. Cette phrase s’emploie plus souvent par plaisanterie et signifie alors Avoir trop de crédulité.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- robustes — pluriel — /ʁɔbystə/ ou /ʁobystə/
- robuste — singulier — /ʁɔbystə/ ou /ʁobystə/
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