risible
adjectif, /ʁiziblə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui a la faculté de rire.
Il était plutôt animal envieux qu'animal risible — Scarron (1610-1660)
Après que les auditeurs eurent ri de toute leur faculté risible, le baron de Sigognac voulut que son page reparût sur le théâtre — Scarron (1610-1660)
Qui est propre à faire rire. Ce quiproquo est risible.
Qui est digne de moquerie. C'est un homme risible.
Caractère puéril et fanfaron et que le monde lui-même a toujours regardé comme le dernier, le plus vil et le plus risible de tous les caractères — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Lat. risibilis, de risum, supin de ridere, rire.
Historique : XIVe s. Et ceulx qui ne dient oncques aucune chose risible XVIe s. S'il est ainsi, comme dit Plutarque, qu'en quelque endroit de l'Inde il y aye des hommes sans bouche.... il [l'homme] n'est plus risible [capable de rire] Nostre propre et peculiere condition [de nous hommes] est autant ridicule que risible
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui est propre à faire rire. Cette farce est une des plus risibles qu’on ait encore vues. Ce quiproquo est risible.
Il signifie aussi Qui est digne de moquerie; il se dit alors surtout des Choses. Ce que vous dites là est risible. Vous nous faites là un conte risible.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- risibles — pluriel — /ʁiziblə/
- risible — singulier — /ʁiziblə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée risible#53791.