rhythmé · rhythme

rhythmé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui a du rhythme.

Historique : XIVe s. Musique bien rimée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RHYTHMÉ, ÉE.

rhythme

nom, masculin

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Qualité du discours qui, par le moyen de ses syllabes accentuées, vient frapper notre oreille à de certains intervalles ; ou succession de syllabes accentuées (sons forts) et de syllabes non accentuées (sons faibles) à de certains intervalles. Rhythme phraséologique, voy. PHRASÉOLOGIQUE.

    Lorsqu'il [Virgile] chante un fait d'armes ou décrit une tempête, le rhythme précipité, les sons retentissants de ses vers peignent admirablement une scène de fureur, de tumulte ou d'épouvante — Nicolas Poussin (1594-1665)

    Le rhythme, c'est-à-dire l'assemblage de plusieurs temps qui gardent entre eux certain ordre et certaines proportions — Abbé d'Olivet (1682-1768)

  2. Il se dit quelquefois pour vers.

    Quand mon âme oppressée Sent en rhythmes nombreux déborder ma pensée — Lamartine (1790-1869)

  3. Terme de musique. Système des durées des sons ; succession régulière des sons forts et des sons faibles.

    Dans ses forêts le sauvage qui chante, Fidèle au rhythme, en observe les lois ; Tel est le chant, même dès sa naissance — Marmontel (1723-1799)

    La musique dépourvue de rhythme est vague, et ne peut se prolonger sans faire naître l'ennui — François-Joseph Fétis (1784-1871)

  4. Se dit, en médecine, des battements du pouls, pour exprimer la proportion convenable entre une pulsation et les suivantes.

Étymologie : Lat. rhythmus, du grec ῥυθμὸς, qui se rattache à ῥεῖν, couler, futur ῥεύω ; sanscr. sru.

Historique : XIVe s. Il ne prent pas rimes, ainsi comme l'en use communement en françois de ce mot ; il entent par rime toute mesure convenable de sillabes ou de sons XVIe s. Je ne suis pas de ceulx qui pensent la bonne rhythme faire le bon poeme Or ce qu'ils [les anciens] appeloient rhythmes estoient certaines clauses [périodes].... pour cela ils n'entendoient que la fin des clauses fust sujette de tomber en paroles de mesme terminaison ; qui est toutes fois ce que nous appelons aujourd'huy rhythmes en nostre langue

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RHYTHME.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.