revêtu
adjectif, /ʁəvɛty/ ou /ʁəvety/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)
Littré (1873)
part. passé
Couvert d'un vêtement. Par extension. Familièrement. Un gueux revêtu, un homme de néant qui de pauvre est devenu riche et arrogant. On dit de même : un sot revêtu.
....Quand un charlatan relève son langage Et, de coquin, faisant le prince revêtu.... — Mathurin Régnier (1573-1613)
Ils marchent, dit-il [Jésus], avec moi, revêtus de blanc, parce qu'ils en sont dignes — Bossuet (1627-1704)
Fig. Qui a reçu une dignité, une charge.
Que fait-il cet homme revêtu de la puissance et de l'autorité de son souverain seigneur ? — Bourdaloue (1632-1704)
Un homme revêtu des plus grandes dignités de l'État — Mme de Caylus (1673-1729)
Fig. Qui a reçu ce qu'il faut pour être valide.
Les faits revêtus de leurs circonstances — Bossuet (1627-1704)
Fig. Orné, décoré, fortifié.
L'ambition, l'orgueil, l'intérêt, l'avarice, Revêtus de son nom [du roi], nous donnèrent des lois — Pierre Corneille (1606-1684)
Certaine fille.... Noble d'ailleurs, mais d'un orgueil extrême, Et d'autant plus que de quelque vertu Un tel orgueil paraissait revêtu — La Fontaine (1621-1695)
Garni, muni. Particulièrement. Muni d'un revêtement.
Ces tristes dépouilles d'une illustre morte, les larmes de ceux qui la pleurent, des autels revêtus de deuil — Fléchier (1632-1710)
On referma [à la Bastille] les énormes verrous de la porte épaisse, revêtue de larges barres — Voltaire (1694-1778)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (1)
- revêtu — singulier masculin — /ʁəvety/ ou /ʁəvɛty/
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