revenu
adjectif, /ʁəvəny/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens)
Littré (1873) — entrée 1
part. passé
Qui s'est rendu au lieu d'où il était parti. Revenu à Paris. Revenu de Lyon.
Terme de vénerie. Cerf revenu de tête, cerf chez qui le bois a repoussé
Qui s'est montré de nouveau.
Dieu merci, voilà mon caquet bien revenu — Mme de Sévigné (1626-1696)
Revenu à soi, qui a repris ses esprits, son calme.
Que l'homme, étant revenu à soi, considère.... — Pascal (1623-1662)
Revenu de, qui a renoncé à, désabusé de, qui n'est plus possédé par.
Me voilà revenu de mon beau mariage — Scarron (1610-1660)
Oui, vous me voyez revenu de toutes mes erreurs — Molière (1622-1673)
Qui a changé d'opinion sur.
Ma sœur sur son chapitre est, dit-on, revenue — Gresset (1709-1777)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- revenues — pluriel féminin — /ʁəvəny/
- revenus — pluriel masculin — /ʁəvəny/
- revenue — singulier féminin — /ʁəvəny/
- revenu — singulier masculin — /ʁəvəny/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée revenu#53459.
revenu
nom, masculin, /ʁəvəny/
Voir aussi : forme féminine revenue
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 3
s. m.
Terme de chasse. Se dit de la queue qui revient aux faisandeaux, aux perdreaux, du bois qui renaît à la tête du cerf, du daim, des chevreuils.
Recuit de l'acier. Donner le revenu aux aiguilles.
Étymologie : Revenu 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Ce qu'on retire annuellement d'un bien, d'une pension, d'une rente. Fig. Dans l'ancien langage précieux.
Jean s'en alla comme il était venu, Mangeant son fonds avec son revenu — La Fontaine (1621-1695)
N'imite point ces fous dont la sotte avarice Va de ses revenus engraisser la justice — Boileau (1636-1711)
Revenus casuels, certains profits qui ne sont pas compris dans les revenus ordinaires.
Revenus publics, ou revenus de l'État, tout ce que l'État retire des contributions et de ses propriétés.
Les revenus de l'État sont une portion que chaque citoyen donne de son bien pour avoir la sûreté de l'autre — Montesquieu (1689-1755)
L'avantage d'un État libre est que les revenus y sont mieux administrés — Montesquieu (1689-1755)
Étymologie : Revenu 1. Autrefois on disait revenue : XIVe s. Toutes les revenues de ladite ville Wallon, rivnow, s. f.
Historique : XVIe s. L'augmentation du revenu publicque
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Ce qu’on retire annuellement d’un domaine, d’un emploi, d’une pension, d’une constitution de rente, etc. Revenu clair et net, clair et liquide. Revenu médiocre, bien assuré. Des revenus considérables. Une terre d’un bon revenu, d’un mauvais revenu, d’un revenu fort incertain. Recevoir, toucher son revenu, ses revenus. Il a tant de revenu en terres. Sa charge lui vaut tant de revenu. Son revenu consiste en terres et en pensions. Il en tire tant de revenu. Son revenu monte à tant. On a saisi tous ses revenus. Il a mangé, dissipé en deux mois tout le revenu d’une année. Il faut régler sa dépense sur son revenu. Cette dépense dépasse mon revenu, excède mon revenu. L’impôt sur le revenu.
Revenus casuels, Certains profits qui ne sont point compris dans les revenus ordinaires. On dit aussi substantivement et absolument Casuel. Voyez ce mot.
Revenus publics, Tout ce que l’état retire, soit des contributions, soit de diverses recettes.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- revenus — pluriel — /ʁəvəny/
- revenu — singulier — /ʁəvəny/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée revenu#53458.