s. f.
Action de rendre la pareille pour un mal qu'on a reçu.
Ne triomphez point tant ; vous ne tarderez guère à me faire avoir ma revanche — Molière (1622-1673)
Annibal : Je vous ai fait passer de mauvais jours et de mauvaises nuits. - Fabius : Il est vrai ; mais j'ai eu ma revanche — Fénelon (1651-1715)
Il se dit quelquefois en bonne part pour reconnaissance, retour. Il m'a rendu un bon office, j'aurai ma revanche.
Si la revanche était indubitable, quelle gloire y aurait-il de faire plaisir ? — Malherbe (1555-1628)
Eh oui ! votre réception Me touche, me pénètre ; elle est et noble et franche : Ne pourrai-je chez moi prendre un jour ma revanche ? — Collin d'Harleville (1755-1806)
Terme de jeu. La seconde partie entre deux joueurs, que le perdant joue pour se racquitter. Jouer la revanche. Donner la revanche. Partie, revanche et le tout. Fig. Fig. Fig. Prendre sa revanche. réussir après avoir éprouvé un insuccès.
Quand vous [mari] perdez au jeu, l'on [l'amant de votre femme] vous donne revanche ; Même votre homme écarte et ses as et ses rois — La Fontaine (1621-1695)
Je lui gagnai partie, revanche et le tout dans un clin d'œil — Antoine Hamilton (1646-1720)
Toute reprise de jeu que demande un joueur qui a perdu. J'ai perdu au piquet ; voulez-vous me donner ma revanche au trictrac ?
En revanche, loc. adv. En compensation, en récompense.
Si jamais je t'aimai, cher Rodrigue, en revanche Défends-toi maintenant pour m'ôter à don Sanche — Pierre Corneille (1606-1684)
Je n'en dissimulerai point les défauts, et en revanche je me donnerai la liberté de remarquer ce que j'y trouverai de moins imparfait — Pierre Corneille (1606-1684)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).