rétractation
nom, féminin, /ʁɛtʁaktasjɔ̃/ ou /ʁetʁaktasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Désaveu formel de ce qu'on a fait, dit ou écrit.
Je vous supplie de le disposer à recevoir mes rétractations, qui partent d'un cœur véritablement pénitent — Guez de Balzac (1597-1654)
En signant ces articles [34 articles qui condamnent le quiétisme], elle [Mme Guyon] signait visiblement dans le fond la rétractation de ses erreurs — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Provenç. retractatio ; espagn. retractacion ; ital. retrattazione ; du lat. retractationem, de retractare, rétracter. On trouve retractement : retractement de conventions
Historique : XIVe s. Sainct Augustin en ung livre de retractation où il rappella plusieurs choses qu'il avoit escript en ses autres livres et volumes
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Acte par lequel on désavoue formellement ce qu’on a fait, dit ou écrit précédemment. Rétractation publique, volontaire, forcée. Il a fait sa rétractation. Je l’ai obligé à une rétractation. Il signa une rétractation de ses erreurs.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- rétractations — pluriel — /ʁetʁaktasjɔ̃/ ou /ʁɛtʁaktasjɔ̃/
- rétractation — singulier — /ʁetʁaktasjɔ̃/ ou /ʁɛtʁaktasjɔ̃/
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