retardement
nom, masculin, /ʁətaʁdəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action de rendre tardif.
C'est un motif pressant qui m'oblige à cette visite ; et ce que j'ai à vous dire ne veut point du tout de retardement — Molière (1622-1673)
Faites-lui écrire [à un marchand] quelque honnêteté ; il ne faut pas joindre le silence avec le long retardement — Mme de Sévigné (1626-1696)
État de ce qui est en retard, de ce qui tarde.
D'où peut venir ce retardement de mon fils ? — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
J'espère.... que vous serez guérie pour jamais des inquiétudes que donnent les retardements de la poste — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Retarder ; prov. retardamen ; port. retardamento ; ital. ritardamento. On trouve aussi retardance.
Historique : XVe s. Comme le retargement soit moult perilleux et nullement à souffrir XVIe s. Il emeut une sedition entre les Sabins, qui fut cause du retardement de ceste guerre contre les Romains Nostre retardement et sejour au bourg de Faye la Vineuse Elle apporta retardement au procès
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action de retarder, de causer du retard. Causer, apporter du retardement à quelque chose. Il n’y aura point de retardement de ma part. Le retardement de cette affaire vient de ce que... Le retardement d’un départ, d’un paiement.
Bombe à retardement, Engin préparé pour éclater après un temps déterminé.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- retardements — pluriel — /ʁətaʁdəmɑ̃/
- retardement — singulier — /ʁətaʁdəmɑ̃/
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