restauration
nom, féminin, /ʁɛstoʁasjɔ̃/ ou /ʁɛstɔʁasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Rétablissement, en parlant d'une ville, d'un monument public.
La restauration de Thèbes fut l'ouvrage de Cassandre, et appartient au commencement de la CXVIe Olympiade — RAOUL-ROCHETTE
Réparation. La restauration d'une statue. Particulièrement, en architecture, travail fait d'après les restes d'un édifice antique, pour en rétablir les parties que le temps a détruites.
L'administration du Musée central des arts, qui, par ses lumières, a perfectionné l'art de la restauration, ne négligera sans doute rien pour conserver l'art réparateur dans toute son intégrité — GUYTON
Fig. Nouvelle existence donnée à certaines choses morales. La restauration des lois, de la discipline, de l'État.
M. de Maucroix emploie restauration en un moyen style, c'est-à-dire dans le Schisme d'Angleterre, où il dit travailler à la restauration de la foi catholique — Vaugelas (1585-1650)
Rétablissement d'une dynastie sur le trône qu'elle avait perdu. Il se dit particulièrement de la restauration des Stuarts au XVIIe siècle et des Bourbons au XIXe. En Angleterre la restauration comprend les règnes de Charles II et de Jacques II, en France ceux de Louis XVIII et de Charles X. Sous la restauration. Pendant la restauration.
Je paye partout ; j'ai payé ma restauration, je payerai encore la vôtre [de Ferdinand VII, en Espagne], parce que j'ai beaucoup d'argent et beaucoup de complaisance aussi pour les souverains étrangers — Paul-Louis Courier (1772-1825)
L'Allemagne [de Mme de STAËL], ce livre jeté au pilon sous l'empire, et que la restauration venait de nous rendre comme une des libertés qu'elle apportait avec elle — Villemain (1790-1870)
Étymologie : Provenç. restauracio ; espagn. restauracion ; ital. restaurazione, ristorazione ; du lat. restaurationem, de restaurare, restaurer. L'ancienne langue avait aussi restorement.
Historique : XIVe s. La restauration des jeux Et se gise le malade, tant que la restauration [après la réduction d'une luxation] soit bien ferme
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Réparation, remise en bon état. La restauration d’un monument public. La restauration d’une statue, d’un tableau.
Il se dit particulièrement, en termes d’Architecture, d’un Travail fait d’après un édifice antique, pour en rétablir selon la vraisemblance les parties qui n’existent plus. La restauration des monuments anciens est toujours en partie conjecturale.
Il s’emploie aussi au figuré et signifie Rétablissement. La restauration de l’état, des finances, de l’autorité, de la discipline.
Il se dit spécialement du Rétablissement d’une ancienne dynastie sur le trône. On l’emploie particulièrement en parlant des Bourbons au XIXe siècle, et dans ce cas on l’écrit avec une majuscule. La restauration des Stuarts en Angleterre. La restauration des Bourbons en France. Le gouvernement de la Restauration. L’histoire de la Restauration. Le mouvement romantique date de la Restauration. Sous la Restauration.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- restaurations — pluriel — /ʁɛstɔʁasjɔ̃/ ou /ʁɛstoʁasjɔ̃/
- restauration — singulier — /ʁɛstɔʁasjɔ̃/ ou /ʁɛstoʁasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée restauration#53313.