restaurateur

restaurateur

adjectif, /ʁɛstoʁatœʁ/ ou /ʁɛstɔʁatœʁ/

Grammaire et formes (4)
  • restauratrices — pluriel féminin — /ʁɛstɔʁatʁisə/ ou /ʁɛstoʁatʁisə/
  • restaurateurs — pluriel masculin — /ʁɛstɔʁatœʁ/ ou /ʁɛstoʁatœʁ/
  • restauratrice — singulier féminin — /ʁɛstɔʁatʁisə/ ou /ʁɛstoʁatʁisə/
  • restaurateur — singulier masculin — /ʁɛstɔʁatœʁ/ ou /ʁɛstoʁatœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée restaurateur#53312.

restaurateur

nom, masculin, /ʁɛstoʁatœʁ/ ou /ʁɛstɔʁatœʁ/

Voir aussi : forme féminine restauratrice

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui restaure, répare. Restaurateur de tableaux, artiste, ouvrier dont la profession est de réparer de vieux tableaux.

  2. Celui, celle qui rétablit, refait, en parlant de villes, de monuments. Il se dit des compagnies, des établissements qu'on remet sur pied.

    Gênes, célèbre du temps des Romains, regardait Charlemagne comme son restaurateur ; cet empereur l'avait rebâtie, quelque temps après que les Goths l'avaient détruite — Voltaire (1694-1778)

    Il [Fléchier] fut le restaurateur et presque le second fondateur de l'Académie qui subsiste encore à Nîmes — D'Alembert (1717-1783)

  3. Fig. Celui, celle qui rétablit, remet en vigueur.

    Il fut le restaurateur de cette observance — Olivier Patru (1604-1681)

    Fais donc, et je te voue un temple magnifique Comme au restaurateur des affaires d'Afrique — Jean Mairet (1604-1686)

  4. S. m. Celui qui donne chez lui des repas (déjeuners, dîners, soupers) par portions et pour des prix convenus.

    Un restaurateur est celui dont le commerce consiste à offrir au public un festin toujours prêt, et dont les mets se détaillent à prix fixe sur la demande du consommateur — Brillat-Savarin (1755-1826)

Étymologie : Provenç. restauraire, restaurador ; espagn. restaurador ; ital. restauratore, ristoratore ; du lat. restauratorem, de restaurare, restaurer. En français restauriere, en provençal restauraire est le nominatif (du lat. restaurátor) ; restaurateur, restaurador est le régime (du lat. restauratórem).

Historique : XIIe s. Or est la joie trespassée, Que l'om aveit de vos [vous] menée ; Kar de ceo fuissez restoriere Que l'om perdi en vostre pere XVe s. Ha ! seigneurs, ne vous deconfortez mie pour monseigneur que nous avons perdu ; ce n'estoit qu'un seul homme ; veez ci mon petit enfant, qui sera, si Dieu plaist, son restorier XVIe s. Au lieu de dire le Bearnois et le bastard, ils [les prêcheurs de la Ligue après le triomphe d'Henri IV] le nommoient restaurateur et noble present du ciel

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui répare, qui rétablit. Il ne se dit guère, au propre, qu’en parlant des Villes et des monuments publics. Cette ville avait été ruinée, ce prince l’a rétablie, il en a été le restaurateur.

  2. Il s’emploie plus ordinairement au figuré. Ce prince est le restaurateur des lettres, des arts. Ce religieux fut le restaurateur de l’ancienne discipline dans son ordre. Restaurateur de la liberté, du commerce, des lois. On la regarde comme la restauratrice, ou plutôt comme la seconde fondatrice de cette maison.

  3. Il se dit aussi de Celui qui tient un restaurant. Aller dîner chez le restaurateur. On dîne chez ce restaurateur à prix fixe ou à la carte.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • restaurateurs — pluriel — /ʁɛstɔʁatœʁ/ ou /ʁɛstoʁatœʁ/
  • restaurateur — singulier — /ʁɛstɔʁatœʁ/ ou /ʁɛstoʁatœʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée restaurateur#53311.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.