résonnance
nom, féminin
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Propriété de résonner que possèdent certains instruments, certains objets, certains locaux.
Le bruit se doit mieux entendre à cause de la résonnance de l'air — Descartes (1596-1650)
M. Rameau est le premier qui ait vu l'origine de toute l'harmonie dans la résonnance des corps sonores, et qui ait rappelé la théorie de cet art à un seul principe — CONDIL.
Caisse d'un instrument à cordes.
Prolongation de la durée du son. Il se dit pour son, simplement.
La résonnance, c'est-à-dire la propriété qu'ont les métaux d'être très sonores, paraît d'autant plus forte que les métaux sont plus durs — Alexandre Brongniart (1770-1847)
De sa douce voix la tendre résonnance Me rappelle à moi-même et me montre Laurence — Lamartine (1790-1869)
Renforcement de sons par suite de leur réflexion dans une enceinte trop restreinte pour donner naissance à un écho. Terme de médecine. Bruit plus ou moins éclatant que l'on distingue en auscultant le larynx, le cou et le thorax d'un individu qui parle.
Étymologie : Résonnant.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RÉSONNANCE.