réservoir

réservoir

nom, masculin, /ʁɛzɛʁvwaʁ/ ou /ʁezɛʁvwaʁ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Lieu fait exprès pour y tenir certaines choses en réserve. Fig. Se dit de certains coffres qui, dans les poêles de construction, servent à faire circuler la chaleur, la fumée.

    C'est dans ce petit réservoir [le cerveau] qu'on trouve toutes les images dont on a besoin — Fénelon (1651-1715)

  2. Particulièrement. Lieu où l'on amasse les eaux. Un réservoir de maçonnerie. Ce réservoir sert à alimenter les eaux du parc. Par extension.

    Ces montagnes qui couronnent la terre sont les immenses réservoirs des neiges éternelles — Voltaire (1694-1778)

  3. Bassin où l'on conserve le poisson. Terme de pêche. Caisse de chêne, munie d'une trappe fermant à clef, et percée de plusieurs ouvertures, dans laquelle on conserve le poisson vivant. Terme de marine. Sur certains navires, espèce de bassin qui contient l'eau dont on fait provision à bord.

    Sergius Orata forma le premier des réservoirs d'huîtres ; Lucius Murena, son contemporain, est aussi le premier qui en forma pour quelques poissons — PASTORET

    Après la mort de Lucullus, Caton d'Utique, institué son héritier suivant Macrobe, et le tuteur de son fils selon Columelle et Varron, trouva, dans ses réservoirs, des poissons à vendre pour quatre millions de sesterces, neuf cent mille francs — ID.

  4. Chez les sucriers, chaudière où l'on dépose le sirop dans quelques-uns des moments de la fabrication.

  5. Terme d'anatomie. Toute cavité du corps humain dans laquelle s'amasse un fluide. Le réservoir des larmes, le sac lacrymal. Le réservoir de la bile, la vésicule du fiel. Le réservoir de l'urine, la vessie. Le réservoir de Pecquet, voy. CITERNE.

    Le petit réservoir dans lequel elle [la pourpre] est contenue n'est pas d'égale grandeur dans tous les buccins — Rollin (1661-1741)

  6. En physique, lieu, corps où résident comme en réservoir les forces cosmiques. La terre est le réservoir de l'électricité.

    On doit reconnaître deux sortes de chaleur, l'une lumineuse, dont le soleil est le foyer immense, l'autre obscure, dont le grand réservoir est le globe terrestre — Buffon (1707-1788)

Étymologie : Réserver.

Historique : XVIe s. Poissons mis en huches, sauvouers ou reservouers, sont meubles

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Lieu ménagé pour y tenir certaines choses en réserve. Il se dit plus spécialement d’un Lieu où l’on amasse des eaux pour les distribuer, suivant le besoin, en divers endroits. Il y a un réservoir au-dessus de la fontaine publique. Ce réservoir est celui de la cascade, du jet d’eau. Un réservoir de maçonnerie. Un réservoir de plomb, de tôle, etc. Un réservoir de dix mille litres d’eau. Il faut réparer ce réservoir, il ne tient pas l’eau. Fig., La terre est le réservoir de l’électricité.

  2. Il se dit encore d’un Bassin dans lequel on conserve des poissons et des crustacés vivants. On dit plutôt en ce sens Réserve.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • réservoirs — pluriel — /ʁezɛʁvwaʁ/ ou /ʁɛzɛʁvwaʁ/
  • réservoir — singulier — /ʁezɛʁvwaʁ/ ou /ʁɛzɛʁvwaʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée réservoir#55168.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.