requiem
nom, masculin, /ʁekɥijɛm/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Prière de l'Église pour les morts. Fig.
En attendant, je me meurs, malgré toutes vos plaisanteries, je ne sors point de mon lit, et je vous demande un requiem — Voltaire (1694-1778)
Vous en rirez [de ma mort], mes ennemis, C'est le requiem ordinaire — Voltaire (1694-1778)
Une des parties de la messe des morts mise en musique. Un beau requiem. Se dit aussi pour messe de requiem. Le requiem de Mozart.
Messe de requiem, messe pour le repos de l'âme d'un mort.
La messe du roi, qui, selon la coutume, fut de requiem, frappa tout le monde et l'attrista — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Lat. requies, accusatif requiem, repos, de re, et quies, repos (voy. COI et QUIÉTUDE) ; ainsi nommé de la formule Requiem aeternam dona eis, domine, répétée dans cette prière.
Historique : XIVe s. Ilz [certains prêtres] chantent messes de requiem ou des mors pour aulcunes personnes contre lesquelz ilz ont conceue aulcune haine, affin qu'ilz meurent plus tost ; c'est un très grant peché XVIe s. Requiem gagne l'argent, et gaudeamus le despend
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Mot emprunté du latin. Prière que l’église fait pour les morts. Chanter un requiem, des requiem. Un requiem en musique.
Messe de requiem, Messe qui se dit pour le repos des âmes des morts.
REQUIEM se dit par extension, d’une Messe de requiem en musique. Le requiem de Mozart.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- requiems — pluriel — /ʁekɥijɛm/
- requiem — singulier — /ʁekɥijɛm/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée requiem#53210.