répit

répit

nom, masculin, /ʁɛpi/ ou /ʁepi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Relâche, délai, surséance. Ce créancier ne donne aucun répit à son débiteur. Mes douleurs ne me laissent pas un instant de répit. Lettres de répit, ou, simplement, répit, lettres que le roi accordait quelquefois à un débiteur pour suspendre les poursuites des créanciers. On fit casser ses lettres de répit, son répit. En matière féodale, souffrance donnée au vassal par le seigneur pour lui rendre foi et hommage, ou pour remplir d'autres devoirs.

    Selon ces calculs, l'empire papal devrait être tombé en 1620 ou 1653 ; or il est encore, et il a quelque répit — Bossuet (1627-1704)

    Prenant les deux lieues qui me restaient à faire pour un répit, je me réjouis de ce qui m'eût désolé dans un autre temps — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Étymologie : Provenç. respieg, respiech, respieit, respeit ; catal. respecte ; espagn. respecto ; portug. respeito ; ital. rispetto ; du lat. respectus, de respicere, regarder en arrière, de re, et specere, voir (voy. SPECTACLE). L'ancienne langue avait le verbe respiter, donner un répit. On remarquera un des sens anciens de respit : proverbe, dicton.

Historique : XIIe s. De part le rei li unt icel respit duné Si enveeiad à lui Nathan le prophete, e li dist cest respit [ce dire] : Dous humes furent en une cited.... E il [Salomon] fist livres treis milie de respiz e de sages diz XIIIe s. Et il les menoit de respit en respit, et leur faisoit d'eures en autres petis paiemens et povres Et li dus lors respondi, que il lor requeroit respit jusques au quart jour Quant ele s'oï escondire, Si en ot tel duel [deuil] et tel ire [colère], Et la tint en si grant despit, Que morte en fu sans lonc respit Que li vilains le dist en ses respiz : Li fiz au chat doit prend…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Relâche, délai, action de surseoir. Je le poursuivrai incessamment et ne lui donnerai point de répit. Je lui ai donné un répit d’un mois. Ce créancier n’a jamais donné de répit à ses débiteurs. Il travaille sans répit. Ne me pressez pas tant; un peu de répit, s’il vous plaît. Fig., Il éprouve des douleurs continuelles qui ne lui laissent pas un instant de répit.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • répits — pluriel — /ʁepi/ ou /ʁɛpi/
  • répit — singulier — /ʁepi/ ou /ʁɛpi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée répit#55098.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.