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repaire

repaire

nom, masculin · /ʁəpɛʁə/

Usage : d'usage courant (3.25 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Lieu retiré et souvent secret où se cache un groupe de personnes malveillantes, comme des bandits ou des trafiquants

    La police a découvert le repaire des cambrioleurs.

    « En vain les gardes font la ronde ; J'ai bon repaire et trois fusils »Béranger (1780-1857)

    « Timoléon l'invita à détruire toutes ces citadelles qui servaient de repaires aux tyrans »Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)

  2. Lieu qui sert de refuge ou de tanière à des animaux sauvages

    Le loup regagna son repaire au fond de la forêt.

    Synonyme : tanière.

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • repaires : pluriel · /ʁəpɛʁə/
  • repaire : singulier · /ʁəpɛʁə/

Témoignages historiques

Littré (1873), entrée 1 · 3 sens

s. m.

  1. Lieu où l'on se retire, sens propre qui n'a plus guère d'emploi.

    En vain les gardes font la ronde ; J'ai bon repaire et trois fusilsBéranger (1780-1857)

  2. Particulièrement. Lieu où se retirent les brigands, les voleurs, les gens malfaisants.

    La cavalerie eut ordre de saccager ce repaire de traîtres, et de les faire passer au fil de l'épéeVaugelas (1585-1650)

    Les flibustiers français, dont le repaire était tantôt dans les rochers de Saint-Domingue, tantôt à la Tortue, arment dix bateaux, et vont au nombre d'environ douze cents hommes attaquer Vera-CruzVoltaire (1694-1778)

  3. Par extension, lieu où se retirent les bêtes féroces, malfaisantes. On dit aussi : un repaire de hiboux, d'orfraies.

    Sion, repaire affreux de reptiles impurs, Voit de son temple saint les pierres disperséesJean Racine (1639-1699)

    Les palais des rois sont devenus le repaire des bêtes fauvesVOLNEY

Étymologie : Provenç. repaire ; de l'anc. verbe repairer, repairier, provenç. repairar, retourner dans la patrie ; du lat. repatriare, de re, et patria, patrie (voy. RAPATRIER).

Historique : XIe s. Quant cascuns ert [sera] à sun millor repaire Se vos volez, li repaires le [retour] ert [sera] grefs [difficile] XIIe s. Dites [à] chascun baron qu'il aille en son repaire [chez soi] XIIIe s. Et se departirent atant, et ala cescuns à son repaire, car li nuis aproçoit Li rois [Louis IX] a mis en un repaire, Mais ne sai pas bien por quoi faire, Trois cens aveugles route à route XIVe s. Comme ledit Jehan et icelle Juste eussent loué une certaine chambre secrete où ils avoient leur repaire, quant bon leur sembloit XVe s. Et quant ledit frere Thomas estoit, comme dit est, à son logis, il se …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Littré (1873), entrée 2 · 1 sens

s. m.

  1. Voy. REPÈRE. Ter me de chasse. Crottes laissées par les lièvres, les lapins ; ainsi dites parce qu'elles servent à retrouver la bête. Un repaire de lapin, de lièvre.

Étymologie : Voy. REPÈRE.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. m.

  1. Lieu où se réunissent et se cachent bandits, malfaiteurs, voleurs, etc. Cette auberge est un repaire de brigands.

  2. Par extension, il désigne un Lieu qui sert de retraite aux bêtes sauvages. Un repaire de lions, de tigres, d’ours, de serpents. On dit aussi : Un repaire de hiboux, d’orfraies.

  3. REPAIRE désigne encore, en termes de Chasse, la Fiente des loups, des lièvres et de quelques autres animaux sauvages. Du repaire de loup, de lièvre, etc.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée repaire#53079.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.