repaire
nom, masculin, /ʁəpɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Lieu où l'on se retire, sens propre qui n'a plus guère d'emploi.
En vain les gardes font la ronde ; J'ai bon repaire et trois fusils — Béranger (1780-1857)
Particulièrement. Lieu où se retirent les brigands, les voleurs, les gens malfaisants.
La cavalerie eut ordre de saccager ce repaire de traîtres, et de les faire passer au fil de l'épée — Vaugelas (1585-1650)
Les flibustiers français, dont le repaire était tantôt dans les rochers de Saint-Domingue, tantôt à la Tortue, arment dix bateaux, et vont au nombre d'environ douze cents hommes attaquer Vera-Cruz — Voltaire (1694-1778)
Par extension, lieu où se retirent les bêtes féroces, malfaisantes. On dit aussi : un repaire de hiboux, d'orfraies.
Sion, repaire affreux de reptiles impurs, Voit de son temple saint les pierres dispersées — Jean Racine (1639-1699)
Les palais des rois sont devenus le repaire des bêtes fauves — VOLNEY
Étymologie : Provenç. repaire ; de l'anc. verbe repairer, repairier, provenç. repairar, retourner dans la patrie ; du lat. repatriare, de re, et patria, patrie (voy. RAPATRIER).
Historique : XIe s. Quant cascuns ert [sera] à sun millor repaire Se vos volez, li repaires le [retour] ert [sera] grefs [difficile] XIIe s. Dites [à] chascun baron qu'il aille en son repaire [chez soi] XIIIe s. Et se departirent atant, et ala cescuns à son repaire, car li nuis aproçoit Li rois [Louis IX] a mis en un repaire, Mais ne sai pas bien por quoi faire, Trois cens aveugles route à route XIVe s. Comme ledit Jehan et icelle Juste eussent loué une certaine chambre secrete où ils avoient leur repaire, quant bon leur sembloit XVe s. Et quant ledit frere Thomas estoit, comme dit est, à son logis, il se …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Voy. REPÈRE. Ter me de chasse. Crottes laissées par les lièvres, les lapins ; ainsi dites parce qu'elles servent à retrouver la bête. Un repaire de lapin, de lièvre.
Étymologie : Voy. REPÈRE.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Lieu où se réunissent et se cachent bandits, malfaiteurs, voleurs, etc. Cette auberge est un repaire de brigands.
Par extension, il désigne un Lieu qui sert de retraite aux bêtes sauvages. Un repaire de lions, de tigres, d’ours, de serpents. On dit aussi : Un repaire de hiboux, d’orfraies.
REPAIRE désigne encore, en termes de Chasse, la Fiente des loups, des lièvres et de quelques autres animaux sauvages. Du repaire de loup, de lièvre, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- repaires — pluriel — /ʁəpɛʁə/
- repaire — singulier — /ʁəpɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée repaire#53079.