reniement
nom, masculin, /ʁənimɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Action de renier.
Le reniement de saint Pierre très connu dans l'Évangile — Bossuet (1627-1704)
Pour nous, qui savons à quoi ont servi à saint Pierre ses reniements et à tous les saints pénitents leurs péchés.... — Bossuet (1627-1704)
Jurement, imprécation.
....la furie de votre bourreau qui tourna son exécution en un combat particulier contre son pendu ; il fallait bien se garder de le faire mourir dans les reniements ; c'est une damnation trop visible et trop scandaleuse — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Renier ; prov. renegament, renejamen, renegamen ; ital. rinnegamento.
Historique : XIIIe s. L'en est [ist, sort] de sa compoignie par mort, ou par apeticemant de chief, et par reniement et par besoing XVIe s. Depuis la Saint-Barthelemi ce prince [Charles IX] n'avoit repos que entrerompus de tressaux et de gemissemens, qui se terminoient en reniemens et en propos tendans au desespoir
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action de renier. Le reniement de saint Pierre. Le reniement d’une doctrine. Les gens de son parti ne lui ont pas pardonné ses reniements.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- reniements — pluriel — /ʁənimɑ̃/
- reniement — singulier — /ʁənimɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée reniement#52999.