remonté · remonte

remonté

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui a monté de nouveau. Les voilà remontés à cheval. Fig. et familièrement. Remonté sur sa bête, qui a repris force, santé, fortune.

    Je ne puis être fâché, ni pour la France ni pour la philosophie, de voir votre ancien disciple remonté sur sa bête [le roi de Prusse rétablissant ses affaires] — D'Alembert (1717-1783)

  2. Goutte remontée, goutte qui quitte les articulations pour se porter sur un viscère intérieur.

    Picrochole avait la goutte remontée, et criait comme s'il eût vu la mort de bien près — Fénelon (1651-1715)

  3. Terme de fauconnerie. Engraissé. Ce faucon a besoin d'être remonté.

  4. Ranimé, restauré.

    Sitôt qu'elle se vit un peu remontée par mes soins — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  5. Qui a repris faveur.

    ....Nous surnagerons, j'espère, aux événements fâcheux ; le Laurier [Condé] est bien remonté, je vous assure

  6. Qui commence de bonne heure dans la matinée.

    Je doute que cette journée toute remontée, qui ôte tout le commerce de manger et de causer les soirs, puisse plaire à Mme de Coulanges — Mme de Sévigné (1626-1696)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • remontées — pluriel féminin
  • remontés — pluriel masculin
  • remontée — singulier féminin
  • remonté — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée remonté#102057.

remonte

nom, féminin, /ʁəmɔ̃tə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de remonter un cours d'eau.

    La descente et la remonte ou le double passage de bateaux qui traverseraient alternativement l'écluse en sens opposés — GIRAUD

    Le fret de remonte sur la Moselle française revient, par tonne et par kilomètre, à 0f,04 — E. GRANGEZ

  2. La remonte, le poisson qui remonte les cours d'eau pour frayer.

  3. Action de remonter la cavalerie, de lui fournir des chevaux pour remplacer ceux qui manquent ou qui sont hors d'état de servir.

    Il [Annibal] tirait de lui seul la subsistance de ses troupes, la solde de ses soldats, la remonte de sa cavalerie, les recrues de son infanterie — Rollin (1661-1741)

    L'Etat a fait un marché pour cinquante mille chevaux de remonte — TOULONGEON

  4. Achats de chevaux pour le service de l'armée, ou d'étalons pour le service des haras ; sujets achetés par les remontes. Officier chargé de la remonte. Dépôt de remontes, établissements où l'on place pendant un certain temps les chevaux de remonte pour les préparer au régime militaire et leur donner un commencement d'éducation et de dressage.

  5. Cheval de remonte.

    Ce second cheval devait servir de remonte, en cas qu'il arrivât quelque accident aux chevaux des voyageurs — Chateaubriand (1768-1848)

  6. Terme de haras. Les sauts que l'étalon donne à la jument après le premier.

Étymologie : Voy. REMONTER.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Fourniture de chevaux pour la cavalerie. Service de la remonte.

  2. Il se dit aussi de l’Achat des chevaux nécessaires pour la remonte. Aller à la remonte, en remonte. Officier chargé de la remonte.

  3. En termes de Haras, il se dit des Saillies que l’étalon donne à la jument après la première. Cette jument a eu trois remontes.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • remontes — pluriel — /ʁəmɔ̃tə/
  • remonte — singulier — /ʁəmɔ̃tə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée remonte#52848.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.