relevée
nom, féminin, /ʁələve/
Usage : peu fréquent (0.21 occurrences par million — Lexique 3.83).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de procédure. Le temps de l'après-midi. Audiences de relevée, celles qui se donnent dans l'après-midi.
Le parlement ne répondit à cet arrêt du conseil que par un avis donné aux députés de se trouver à deux heures de relevée dans la salle de Saint-Louis — Cardinal de Retz (1613-1679)
Étymologie : Relevé. Ce mot vient de ce que, autrefois, on faisait la méridienne sur des lits de salle dits grabats ; on nommait relevée le temps où l'on se relevait pour aller à son travail.
Historique : XIIIe s. Cel jur meïsme, ainz [avant] relevée, Fu la dame el vergié alée Avint un jur de relevée, Ke l'ure jà estoit passée, Ke li moine dussent lever Se li ajornemens est fes à relevée ou as vespres Le soudanc venoit touz jours jouer aus eschez après relevée sur les nates qui estoient au piez de son lit XIVe s. À le [la] relevée de medame la ducoise [la duchesse, accouchée d'un garçon] XVe s. On me picquera en defaut, Se je ne vois [vais] à m'ajournée ; Mon seigneur, à de relevée, Et, s'il vous plaist, vous y viendrez XVIe s. Il se pourmenoit en la grande salle comme tous les autres postulant…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Procédure — Le temps de l’après-midi. à deux heures de relevée. L’andience de relevée. Vacations de relevée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- relevées — pluriel — /ʁələve/
- relevée — singulier — /ʁələve/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée relevée#52737.