relégué
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
part. passé
Confiné en un lieu déterminé. Substantivement.
Le duc d'Épernon, qui avait fait donner la régence à la reine [Marie de Médicis], alla la tirer du château de Blois, où elle était reléguée — Voltaire (1694-1778)
Quelles vues, quels desseins, quels projets peuvent avoir des esclaves sans âme, ou des relégués sans puissance [Il s'agit des animaux sauvages repoussés au loin par l'homme] ? — Buffon (1707-1788)
Mis à l'écart. Il se dit aussi des choses. Fig. Ces usages, ces préjugés sont relégués au village, on ne les trouve plus que parmi les gens de campagne.
Il vivait relégué sur les bords de l'Euphrate — Tristan L'Hermite (1601-1655)
Les méchants et les impies, qui ont leur règne sur la terre, seront honteusement relégués aux ténèbres extérieures — Bossuet (1627-1704)
S. m. Se disait, dans le corps des gendarmes du roi et dans celui des chevau-légers, de la retraite accordée à celui qui avait servi pendant un certain nombre d'années.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- reléguées — pluriel féminin
- relégués — pluriel masculin
- reléguée — singulier féminin
- relégué — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée relégué#102166.