relâché
adjectif, /ʁəlaʃe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part. passé
Qui n'est plus tendu. Les cordes du violon relâchées par l'humidité. Fig.
La main relâchée produit l'indigence ; la main des forts acquiert les richesses — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Les liens de cette discipline dure et austère, qui régnait à Sparte, étaient un peu relâchés [en temps de guerre] — Rollin (1661-1741)
Qu'on a laissé aller, sortir.
Le comte de Bussy fut relâché au bout de dix-huit mois — Voltaire (1694-1778)
Terme de médecine. Ventre relâché, état où l'on va à la selle plus souvent que d'habitude.
Les jaunes d'œufs durcis et émiettés ne leur sont utiles [aux poussins] qu'autant que ces petits animaux sont relâchés — Mme de Genlis (1746-1830)
Qui est moins sévère dans ses mœurs, moins exact dans l'accomplissement de ses devoirs religieux.
Les opinions relâchées plaisent tant aux hommes, qu'il est étrange que les leurs [des jésuites] déplaisent — Pascal (1623-1662)
M. de la Rochefoucauld entend sa maxime [qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit] dans le sens relâché que votre philosophie condamne — Mme de Sévigné (1626-1696)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- relâchées — pluriel féminin — /ʁəlaʃe/
- relâchés — pluriel masculin — /ʁəlaʃe/
- relâchée — singulier féminin — /ʁəlaʃe/
- relâché — singulier masculin — /ʁəlaʃe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée relâché#52773.
relâche
nom, masculin, /ʁəlaʃə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Interruption d'une étude, d'un travail, d'un exercice.
Votre majesté connaît.... ces relâches de la vertu qui ne s'opiniâtre pas toujours dans la fermeté — Guez de Balzac (1597-1654)
Pour moi, j'ai résolu de poursuivre ma tâche ; Se donne qui voudra, ce jour-ci, du relâche — La Fontaine (1621-1695)
Intervalle dans un état pénible, douloureux. Il ne donne point de relâche, se dit d'un créancier qui presse continuellement son débiteur.
Flatteuse illusion.... Tu charmais trop ma peine, et le ciel qui s'en fâche Me vend déjà bien cher ce moment de relâche — Pierre Corneille (1606-1684)
Souffre un peu de relâche à mes esprits troublés, Et ne m'accable point par des maux redoublés — Pierre Corneille (1606-1684)
Suspension dans le cours des représentations théâtrales. Il y a aujourd'hui relâche aux Français. Les relâches sont fréquents à ce théâtre. On a fait relâche pendant huit jours pour réparer la salle.
On donne aujourd'hui relâche au Théâtre Français
Les jours de relâche au théâtre, nous passions nos après-dîners en promenades solitaires — Marmontel (1723-1799)
Sans relâche, loc. adv. Sans discontinuer.
Je ne vous quitte pas un moment, je pense à vous sans relâche — Mme de Sévigné (1626-1696)
Il fallait se résoudre à n'être jamais en paix sous l'empire d'une ville [Lacédémone] qui, étant formée pour la guerre, ne pouvait se conserver qu'en la continuant sans relâche — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Voy. RELÂCHER.
Historique : XVIe s. Ilz avoient plus tost besoing de repos et de relasche après tant de travaux endurez, que de.... Relasche de pendu Il faut que ce soit avecques relasche et moderation [que l'âme doit être exercée] ; elle s'affolle d'estre trop continuellement bandée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Terme de marine. Lieu propre à relâcher.
Séjour momentané qu'on fait dans un port où l'on entre forcé par la tempête, par des avaries, ou par le besoin qu'a l'équipage de prendre du repos, de renouveler ses vivres ou de s'approvisionner d'eau, — Auguste Jal (1795-1873)
J'étais tenté de renoncer au plan que j'avais formé en partant de Maouna, de ne faire aucune relâche jusqu'à Botany-Bay, — LA PÉROUSE
Étymologie : Le même, sauf le genre, que relâche 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Interruption de quelque travail, de quelque étude, de quelque exercice. Il y a longtemps que vous travaillez, prenez un peu de relâche. Quand on a fatigué tout le jour, on a besoin de relâche.
Il signifie aussi Repos, rémission, dans quelque état douloureux. Son mal commence à lui donner du relâche. La maladie ne lui laisse point de relâche.
Il ne donne point de relâche se dit d’un Créancier qui presse continuellement son débiteur.
Sans relâche, Sans interruption. Travailler sans relâche. Poursuivre quelqu’un sans relâche. Veiller sans relâche.
RELÂCHE, dans les Théâtres, se dit lorsque les représentations d’une pièce sont suspendues ou que le théâtre est fermé pour quelque raison. Il y a relâche à ce théâtre. On a fait relâche pendant huit jours pour réparer la salle. On a affiché relâche. Les relâches sont fréquents à ce théâtre.
RELÂCHE est aussi nom féminin, en termes de Marine, et désigne un Lieu propre pour relâcher. Une bonne relâche.
Il désigne aussi l’Action de relâcher. Entre Marseille et Alexandrie nous avons fait trois relâches. Il a fait relâche à tel endroit.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- relâches — pluriel — /ʁəlaʃə/
- relâche — singulier — /ʁəlaʃə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée relâche#52767.
relâché
nom, masculin, /ʁəlaʃe/
Voir aussi : forme féminine relâchée
Grammaire et formes (2)
- relâchés — pluriel — /ʁəlaʃe/
- relâché — singulier — /ʁəlaʃe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée relâché#52772.