régence

régence

adjectif

Grammaire et formes (1)
  • régence — forme de base

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée régence#159473.

régence

nom, féminin, /ʁeʒɑ̃sə/ ou /ʁɛʒɑ̃sə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Gouvernement (sens propre, aujourd'hui peu usité).

    Qui ne s'est obligé qu'à la perte d'un homme Acquiert à peu de frais la régence de Rome — Rotrou (1609-1650)

  2. Dignité de la personne qui gouverne un État pendant l'absence ou la minorité d'un souverain. Fonction de régent ou régente. Temps que dure la régence. Les troubles d'une régence.

    Là on célébra Rocroy délivré.... la régence affermie, la France en repos.... — Bossuet (1627-1704)

    La régence d'Anne d'Autriche aurait été tranquille et absolue, si on avait eu un Colbert ou un Sully pour gouverner les finances, comme on avait un Condé pour commander les armées — Voltaire (1694-1778)

  3. La régence se dit particulièrement de l'époque pendant laquelle Philippe d'Orléans gouverna la France (1715-1723). Fig. Type ou symbole d'une grande liberté de mœurs et de folles dépenses. Adj. invar. Dans le langage familier, digne des roueries galantes de la cour du régent. Des mœurs régence.

    C'était la régence alors.... La France était folle ; Tous les hommes plaisantaient, Et les femmes se prêtaient à la gaudriole — Béranger (1780-1857)

    L'opéra s'en va ; c'est désolant pour nous autres, jeunes gens d'esprit et de plaisir, nous la nouvelle régence — SCRIBE

  4. Se dit des administrations municipales d'Allemagne, de Hollande et de Belgique. La régence d'Amsterdam.

  5. Gouvernement de certains petits États musulmans, ainsi dit parce que les souverains y étaient (et le bey de Tunis l'est encore) investis par le sultan de Constantinople et subordonnés à son autorité. Les régences barbaresques ; il y en avait trois, Alger, Tunis et Tripoli. Territoire de ces États. Les ruines de l'ancienne Carthage sont dans la régence de Tunis.

  6. Fonctions de régent dans un collége.

    L'important pour un principal serait de former lui-même de bons sujets dans son collége, et de les préparer de loin à la régence — Rollin (1661-1741)

Étymologie : Réqent.

Historique : XVIe s. Le dire humain ne se doibt servir de la dignité, majesté, regence du parler divin

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Gouvernement d’un état pendant la minorité ou en l’absence du souverain. Une régence est souvent une occasion de troubles.

  2. Il désigne aussi la Dignité qui donne pouvoir et autorité de gouverner un état pendant l’absence ou pendant la minorité du souverain. Saint Louis, à son premier voyage d’outre-mer, laissa, confia la régence du royaume à la reine Blanche, sa mère. Après la mort de Louis XIII, la régence fut donnée, déférée à la reine Anne d’Autriche.

  3. Il se dit aussi du Temps que la régence dure. Au commencement de la régence. Pendant la régence de Marie de Médicis. Les troubles d’une régence. En ce sens il s’emploie familièrement comme adjectif et signifie Qui rappelle le style, les moeurs de la Régence de Philippe d’Orléans. Un fauteuil Régence. Il est très Régence.

  4. Il se disait aussi de Certains petits états musulmans situés sur la côte d’Afrique et gouvernés par délégation du sultan de Constantinople. Les régences barbaresques étaient au nombre de trois : Alger, Tunis et Tripoli. La régence d’Alger. Les villes de la régence. Dans toute l’étendue de la régence.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • régences — pluriel — /ʁeʒɑ̃sə/ ou /ʁɛʒɑ̃sə/
  • régence — singulier — /ʁeʒɑ̃sə/ ou /ʁɛʒɑ̃sə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée régence#54903.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.