référendaire

référendaire

adjectif, /ʁɛfɛʁɑ̃dɛʁə/ ou /ʁefeʁɑ̃dɛʁə/

Grammaire et formes (2)
  • référendaires — pluriel — /ʁefeʁɑ̃dɛʁə/ ou /ʁɛfɛʁɑ̃dɛʁə/
  • référendaire — singulier — /ʁefeʁɑ̃dɛʁə/ ou /ʁɛfɛʁɑ̃dɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée référendaire#54881.

référendaire

nom, masculin, /ʁɛfɛʁɑ̃dɛʁə/ ou /ʁefeʁɑ̃dɛʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Anciennement, officier qui faisait le rapport des lettres royaux, pour qu'on décidât si elles devaient être signées et scellées.

  2. Au ministère de la justice, certains officiers attachés à la division du sceau.

  3. Dans la chancellerie romaine, référendaires de l'une et de l'autre signature, prélats institués par Alexandre VI, qui rapportent les suppliques devant le pape, pour la signature de grâce et pour celle de justice.

  4. Pendant la première race de nos rois, le grand référendaire était un officier de l'État qui avait la garde du sceau royal, et qui faisait rapport au roi, suivant la signification du mot, des requêtes et des placets qui lui étaient présentés. Dans la monarchie parlementaire, grand référendaire de la chambre des pairs, celui des pairs de France qui apposait le sceau de la chambre à tous les actes émanés d'elle. Sous l'empire, sénateur chargé de tout ce qui concerne l'administration, la comptabilité, la sûreté, et le service intérieur du sénat. En Pologne, grand référendaire, grand officier au-dessous du chancelier.

    Sous les Capétiens, le chancelier de France se nommait grand référendaire ; cette charge n'était alors que la cinquième ou la sixième de l'État ; à peine en 1224 voulait-on lui accorder voix délibérative dans l'assemblée des pairs, et durant longtemps il n'eut place au parlement qu'après les princes et les évêques — Saint-Foix (1698-1776)

  5. Adj. Conseillers référendaires à la cour des comptes, conseillers chargés de faire des rapports sur des pièces de comptabilité. Anciennement, tiers référendaire se disait, parmi les procureurs, de celui qui était appelé en tiers pour la taxe des dépens.

Étymologie : Lat. referendarius, de referendus, devant être rapporté : celui qui est chargé de ce qui doit être rapporté.

Historique : XVe s. Trop longue narracion souventefoiz tourne aux oyans et refferendaires à ennui Pour ce que ilz [des commissaires du prévôt de Paris] ne sont que referendaires, ilz n'osent congnoistre, mais renvoient tous iceux debas par devant vous Car telz gens [les hérauts] sont referendaire De dire le bien et non taire Ce qui leur a esté donné

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Officier qui faisait le rapport des lettres royaux dans les chancelleries, pour qu’on décidât si elles devaient être signées et scellées.

  2. Grand référendaire du Sénat impérial, de la Chambre des Pairs, Dignitaire chargé d’apposer le sceau et de garder les archives. Référendaire au sceau de France.

  3. à Rome, Référendaires de l’une et de l’autre signature, Prélats de la cour de Rome qui rapportent les causes, soit de justice, soit de grâce.

  4. RÉFÉRENDAIRE s’emploie aussi adjectivement. Conseillers référendaires à la Cour des Comptes, Magistrats de cette Cour chargés d’examiner les pièces de comptabilité et d’en faire leur rapport.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • référendaires — pluriel — /ʁefeʁɑ̃dɛʁə/ ou /ʁɛfɛʁɑ̃dɛʁə/
  • référendaire — singulier — /ʁefeʁɑ̃dɛʁə/ ou /ʁɛfɛʁɑ̃dɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée référendaire#54880.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.