redouté · redoute

redouté

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Très redouté seigneur, se disait, dans le moyen âge, des rois, des ducs et seigneurs souverains, en parlant d'eux ou en leur parlant.

    Quel charme l'attirait sur ces bords redoutés [les enfers] ? — Jean Racine (1639-1699)

    Et mon frère est perdu puisqu'il est redouté — Voltaire (1694-1778)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • redoutées — pluriel féminin
  • redoutés — pluriel masculin
  • redoutée — singulier féminin
  • redouté — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée redouté#102023.

redoute

nom, féminin, /ʁədutə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Ouvrage de fortification, complétement fermé et ne présentant pas d'angles rentrants (si l'ouvrage présente des angles rentrants, c'est un fort). Redoute carrée. Redoute circulaire.

    Les ennemis en étaient encore à la première redoute, dont ils n'avaient pu même gagner le fossé — Pellisson (1624-1693)

    On ne voyait que des hommes et des femmes occupés à mettre à l'abri les meubles et les troupeaux de leurs habitations, à élever des redoutes, à creuser des fossés — Chateaubriand (1768-1848)

  2. Il se dit dans quelques villes d'un endroit public où l'on danse, où l'on joue.

    Les gazetiers ont traduit le mot ridotto par redoute, qui signifie une espèce de fortification ; mais un homme qui sait la langue conservera toujours le mot d'assemblée — Voltaire (1694-1778)

    Il y a ce soir à la redoute un grand bal paré et masqué, où toute la ville doit se rendre — Louis-Benoît Picard (1769-1828)

Étymologie : Ital. ridotto, réduit, retraite, de ridurre, reduire ; c'est l'équivalent de notre réduit, s. m. On voit comment le mot peut signifier à la fois un ouvrage de fortification et un lieu où l'on danse.

Historique : XVIe s. ....aussi tost fist une ferme et rude sortie, met en fuitte l'armée, prend toutes leurs redotes Les Espagnols.... commencerent une grande tranchée en prenant leur ligne à un angle avec des rameaux, grandes ridoutes pour le combat

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Pièce de fortification détachée; petit fort fermé, construit en terre ou en maçonnerie, et propre à recevoir de l’artillerie. Prendre une redoute. Attaquer, enlever une redoute.

  2. Il se disait aussi, dans quelques villes, d’un Endroit public où l’on s’assemblait pour jouer, pour danser. Aller à la redoute. Le bal de la redoute.

  3. Il se dit encore aujourd’hui de la Fête elle- même. Il y a ce soir, au casino, une redoute rose et noire.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • redoutes — pluriel — /ʁədutə/
  • redoute — singulier — /ʁədutə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée redoute#52559.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.