redevable
adjectif, /ʁədəvablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui doit encore après un payement fait. Il m'est redevable de peu de chose.
Par extension, il se dit d'un débiteur quelconque. Il m'est redevable de six cents francs que je lui ai prêtés.
Fig. Qui a obligation à quelqu'un.
Jamais à son sujet un roi n'est redevable — Pierre Corneille (1606-1684)
Je sais combien l'Église est redevable à leurs ouvrages — Pascal (1623-1662)
Qui est tenu à certaines obligations.
Ce domestique m'est redevable de son travail, mais je lui suis redevable de mon zèle [pour le soin de sa conduite] ; il me doit une espèce de service ; et moi je lui en dois une autre — Bourdaloue (1632-1704)
Quoique saint Louis se crût redevable à tous, il pensa qu'il était encore plus obligé d'avoir soin des pauvres — Fléchier (1632-1710)
S. m. et f. Celui, celle qui redoit une certaine somme. L'administration avertit les redevables de payer. Il est notre redevable. Fig. Celui, celle qui a une obligation à quelqu'un.
Philippe lui répondit que non seulement il l'écouterait, mais encore se tiendrait grandement son redevable — Malherbe (1555-1628)
Vous ne pouviez donner cette place à personne qui s'en tînt votre redevable en un plus haut point — Pierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Redevoir.
Historique : XVe s. Et comme il soit de bonne coustume ancienne et comme redevable, les roys estre conseillés par les prelats XVIe s. Tousjours prest à faire de bien en mieux pour ceux qui luy estoient redevables, afin de les entretenir en sa devotion
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui n’a point tout payé, qui reste débiteur tout compte fait. Tous paiements déduits, il s’est trouvé redevable de telle somme. Tout compte fait, il lui est redevable de tant.
Il se dit aussi d’un Débiteur quelconque. Il m’est redevable de six cents francs que je lui ai prêtés. Vous m’êtes redevable de la rente et des arrérages.
Il se dit figurément de Tous ceux qui ont une obligation à quelqu’un. Je suis fort redevable à votre bonté. Il lui est redevable de sa fortune, redevable de la vie. Il m’a rendu mille bons offices, je lui en suis très redevable.
Il s’emploie aussi comme nom. Assigner, contraindre les redevables. Je suis votre redevable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- redevables — pluriel — /ʁədəvablə/
- redevable — singulier — /ʁədəvablə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée redevable#52528.