reculade
nom, féminin, /ʁəkyladə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de reculer.
Le général Brown a fait faire à M. de Mirepoix d'énormes reculades — Voltaire (1694-1778)
Action d'une voiture qui recule. La reculade des voitures effraye la foule. Il se dit aussi de toute autre chose qui recule.
Vous avez tiré Mme du Châtelet du plus grand embarras du monde ; car cet embarras commençait à la Croix des petits champs et finissait à l'hôtel de Charost ; c'étaient des reculades de deux mille carrosses en trois files — Voltaire (1694-1778)
C'était un plaisir de voir M. d'Heudicourt couper au lansquenet, et faire de brusques reculades de son tabouret à renverser ceux qui l'importunaient derrière — Saint-Simon (1675-1755)
Fig. Action de ceux qui sont obligés de reculer, de céder, pour s'être trop avancés. Une honteuse reculade.
Étymologie : Reculer. Au XVIe siècle on disait reculée
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Mouvement en arrière, Ce cheval a fait une fâcheuse reculade.
Il se dit aussi, au figuré, de Ceux qui, s’étant trop avancés, sont obligés de faire des pas en arrière. Il s’était engagé trop avant dans cette affaire, il a été obligé de faire une reculade. Il n’est arrivé à son but qu’après bien des reculades. Une honteuse reculade.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- reculades — pluriel — /ʁəkyladə/
- reculade — singulier — /ʁəkyladə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée reculade#52502.