récrier (se)

récrier (se)

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

v. réfl.

  1. Faire une exclamation sur quelque chose qui surprend, qui frappe, qui plaît. Absolument. Avec ellipse du pronom personnel.

    Le galant se récrie Comme la dame était jeune et jolie — La Fontaine (1621-1695)

    J'enrage de voir de ces gens.... qui, dans une comédie, se récrieront aux méchants endroits, et ne branleront pas à ceux qui sont bons — Molière (1622-1673)

  2. Réclamer, protester contre quelque chose.

    ...Il a tort en effet, Et vous vous êtes là justement récriée — Molière (1622-1673)

    Ceux qui se récriaient contre un scandale si public — Antoine Hamilton (1646-1720)

  3. Terme de chasse. Redoubler de voix, en parlant des chiens relançant l'animal qui les avait mis en faute. Les chiens se récrient.

Étymologie : Re...., et écrier.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

v. pron.

  1. Faire une exclamation sur quelque chose qui surprend et qui paraît extraordinaire, soit en bien, soit en mal. Il ne put entendre une proposition si injuste sans se récrier. Tout le monde s’est récrié contre cette opinion. Il s’est récrié d’admiration à la vue de ce tableau. Il n’y a pas de quoi se récrier.

  2. Il se dit, en termes de Chasse, des Chiens qui redoublent de voix lorsque, après avoir relevé un défaut et rapproché l’animal, Ils viennent à le relancer. Les chiens se récrient.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RÉCRIER (SE).

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.