recouvrement
nom, masculin · /ʁəkuvʁəmɑ̃/
Usage : peu fréquent (0.21 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Droit. Action d'obtenir le paiement d'une somme due, en particulier d'une créance.
L'huissier est chargé du recouvrement des factures impayées.
« Le mari s'est chargé du recouvrement des rentes ; la femme en dirige l'emploi ; et c'est dans l'harmonie qui règne entre eux qu'est la source de leur richesse »Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
« Je ne suis point assurément de l'avis des sots et des ignorants qui pensent que les chevaliers romains, chargés du recouvrement des impôts publics, n'étaient pas des citoyens nécessaires et estimables »Voltaire (1694-1778)
Soutenu. Fait de retrouver ou de récupérer ce qui avait été perdu, égaré ou oublié, comme un objet, un état antérieur ou une capacité.
Après un long traitement, le recouvrement de la vue paraissait enfin possible.
Synonyme : récupération.
« Ils appellent le peuple au recouvrement de la liberté »Perrot d'Ablancourt (1606-1664)
Architecture. En architecture, partie d'une pierre, d'une tuile ou d'une pièce de bois qui vient couvrir un joint ou une entaille.
Le recouvrement des tuiles empêche la pluie de s'infiltrer.
« Les pennes sont recouvertes, à leur insertion, de plumes plus petites, posées en recouvrement pour les fortifier et arrêter le passage de l'air »Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814)
« Leur recouvrement [de couches de charbon] par la terre qui leur servait de toit les a préservées de l'inflammation qu'aurait produite le contact de la lave en fusion »Buffon (1707-1788)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- recouvrements : pluriel · /ʁəkuvʁəmɑ̃/
- recouvrement : singulier · /ʁəkuvʁəmɑ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 1 · 4 sens
s. m.
Action de recouvrir ; résultat de cette action.
Leur recouvrement [de couches de charbon] par la terre qui leur servait de toit les a préservées de l'inflammation qu'aurait produite le contact de la lave en fusionBuffon (1707-1788)
Le recouvrement des terrains cultivables de l'Égypte par les sables stériles de la Libye qu'y jette le vent d'ouest, est un phénomène de même genre que les dunesCUVIER
Partie d'une pierre, d'une tuile, etc. qui couvre un joint, une entaille. S'emploie d'une manière analogue en histoire naturelle.
Les pennes sont recouvertes, à leur insertion, de plumes plus petites, posées en recouvrement pour les fortifier et arrêter le passage de l'airBernardin de Saint-Pierre (1737-1814)
Terme de maçonnerie. Enduit de plâtre sous lequel on a latté et qui sert à couvrir les faces visibles d'une pièce de charpente. Faire en plomb le recouvrement d'une partie de toit, c'est y mettre de nouvelles tables et enlever les anciennes.
Plaque de cuivre qui recouvre l'objectif d'une lunette d'approche. Montre à recouvrement, montre qui a une sorte de rebord qui la recouvre. Recouvrement du tiroir, avance du tiroir qui règle l'admission de la vapeur dans le cylindre d'une machine.
Étymologie : Recouvrir.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Littré (1873), entrée 2 · 3 sens
s. m.
Action de recouvrer ce qui pouvait être perdu. Recouvrement de titres, de pièces. Le recouvrement de la santé, des forces.
Ils appellent le peuple au recouvrement de la libertéPerrot d'Ablancourt (1606-1664)
Perception, recette de deniers dus.
Je ne suis point assurément de l'avis des sots et des ignorants qui pensent que les chevaliers romains, chargés du recouvrement des impôts publics, n'étaient pas des citoyens nécessaires et estimablesVoltaire (1694-1778)
Le mari s'est chargé du recouvrement des rentes ; la femme en dirige l'emploi ; et c'est dans l'harmonie qui règne entre eux qu'est la source de leur richesseJean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Au plur. Créances d'une étude ou d'une maison de commerce, d'un percepteur sur les imposés. Ce notaire a vendu son étude et ses recouvrements.
Étymologie : Recouvrer ; provenç. recobramen ; anc. espagn. recobramiento ; portug. recobramento ; ital. ricuperamento.
Historique : XIe s. Ambure [tous deux] [il] ocit sans nul recoevrement XIIe s. E ! Gautier, sire, por Dieu omnipotent, Nos cinq espées te sont ci en present ; Nos n'i arons mais nul recovrement XVIe s. La conservation et recovrement de la santé
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. m.
T. d’Architecture — Il se dit de la Partie d’une pierre, d’une pièce de bois, d’une tuile, etc., qui couvre un joint, une entaille. Les dalles de cette terrasse sont à recouvrement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée recouvrement#52440.