recourre
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
v. n.
Terme vieilli dont on ne connaît aujourd'hui que le présent, je recous tu recous, il recout, l'infinitif recourre, et le participe passé recous. Reprendre sur l'ennemi.
Il était accouru avec un peu de gens pour recourre le bagage — Vaugelas (1585-1650)
La magnanimité d'Abraham, qui ne se réserve rien du butin qu'il avait recous — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Voy. RECOUSSE.
Historique : XVe s. Comment messire Jehan le Bouteiller et messire Hubert du Fresnoy furent recoux de mort L'ung d'eulx fut tellement empressé par une tourbe d'ennemis, qu'il fut porté à terre et en dangier d'estre mort ; l'autre frere, qui l'aymoit autant que soy mesme, aventura son corps tellement et si vaillamment qu'il se bouta en la foule et recousyt son frere XVIe s. Un forçat se coupa la jambe avec un couteau pour se jetter à l'eau, dont il fut recous et pendu [Paroles du marquis Albert à d'Aumale, son prisonnier, lors du siége de Metz] Qu'il estoit cause que l'on avoit ainsi tué par plusieurs fois …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RECOURRE#sens2.