recoin
nom, masculin, /ʁəkwɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Coin plus caché, moins en vue. Fig.
Me tapissant au recoin d'une porte — Mathurin Régnier (1573-1613)
Il n'est coin et recoin que je n'aie tenté — Mathurin Régnier (1573-1613)
Par extension, lieu retiré.
L'homme, sans lumière, abandonné à lui-même et comme égaré dans ce recoin de l'univers — Pascal (1623-1662)
Il ne s'y trouva [aux Tuileries, pour la duchesse du Maine] que deux grandes pièces qui furent partagées à ses femmes ; j'eus, selon ma destinée, un petit recoin sans jour et sans feu que celui d'une antichambre commune — Mme de Staal-Delaunay (1684-1750)
Fig. Ce qu'il y a de plus caché. Les recoins du cœur, de la conscience, ce qu'il y a de plus caché dans le cœur, dans la conscience.
Il poursuit un raisonnement jusque dans les derniers recoins de la logique — Molière (1622-1673)
Non-seulement ces sciences ont des recoins et des renfoncements fort peu utiles..
Étymologie : Renforcement de coin par la particule re.
Historique : XVIe s. Dalangane attaqua effrontement cette infanterie, et Montal venant par un recoin pour la soutenir.... Dans ce recoin ce courageux tint autant de jours qu'il faloit pour....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Coin plus caché, moins en vue. Il était dans un recoin où l’on eut bien de la peine à le trouver. Il n’y a coin et recoin où l’on n’ait cherché.
Fig. et fam., Les recoins du coeur, de la conscience, Les replis du coeur, de la conscience, ce qu’il y a de plus caché dans le coeur, dans la conscience.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- recoins — pluriel — /ʁəkwɛ̃/
- recoin — singulier — /ʁəkwɛ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée recoin#52367.