rebeller (se)
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Devenir rebelle. Fig.
Je dois vous avertir en serviteur fidèle, Qu'en sa faveur déjà la ville se rebelle — Pierre Corneille (1606-1684)
Tenez, monsieur, son petit cœur projette En secret de se rebeller — Dancourt (1661-1725)
Étymologie : Lat. rebellare, de rebellis, rebelle.
Historique : XIe s. Encontre mei reveleront li Saisne XIIe s. Pur quei as feit cunjureisun encuntre mei, tu e li fiz Ysai, e pain li dunas e la spée Goliath, pur reveler encunstre mei ? XIIIe s. Comme cil dou coumun de nostre ville de Bruges se rebelassent encontre nous.... XIVe s. En alant les frapoit et blessoit tellement, Que contre lui n'osoient reveler nullement ; Ains tous li plus hardis li disoit : Je me rent XVIe s. En toutes nos afflictions, nous ne pouvons sans iniquité murmurer ne rebeller La chair, si elle n'estoit en ceste maniere reprimée, s'escarmoucheroit et se rebelleroit outre mesure S'il…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
v. pron.
Se rendre rebelle, se révolter, se soulever contre l’autorité légitime. Il s’est rebellé contre son prince. Plusieurs villes se rebellèrent.
Fig., Les passions, les sens se rebellent contre la raison, Ils ne se soumettent pas à la raison, ils ne la suivent pas.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée REBELLER (SE).