ré · re

nom, masculin, /ʁe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Syllabe employée depuis le XIe siècle par Gui d'Arezzo pour désigner, dans la solmisation par muances, la note qu'on exprimait par D, par d, ou par dd, selon les hexacordes.

  2. Aujourd'hui, seconde note de la gamme d'ut, ou gamme naturelle. La troisième corde du violon ; la seconde de l'alto, du violoncelle et de la contre-basse ; la quatrième de la guitare. Remettre un ré à un violon.

    Je suis, ainsi que vous, membre de la musique, Enfant de G ré sol — Regnard (1655-1709)

Étymologie : Voy. FA pour l'étymologie.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Musique — La seconde note de la gamme d’ut. C’est aussi le Nom du signe qui représente cette note. Chanter un ré. Ré dièse. Ré bémol. Le ton de ré. Cette double croche est un ré.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • rés — pluriel
  • — singulier — /ʁe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ré#54551.

re

catégorie non déterminée

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)

Littré (1873)

  1. Particule prépositive qui se met au commencement des mots et marque tantôt répétition, comme : redire, revoir ; tantôt, retour ou action rétroactive, comme : réagir, repousser ; tantôt enfin ne fait que reproduire l'idée du verbe simple, en l'augmentant ou même quelquefois sans valeur bien sensible, comme : reluire, rétrécir.

  2. On donne familièrement à un verbe quelconque le sens itératif au moyen de cette particule. Avant d'acheter ce vin il l'a goûté et regoûté.

  3. Souvent un même mot reçoit des significations très différentes, selon qu'il est précédé de re avec l'e muet, ou de ré avec l'e fermé : reformer c'est former de nouveau ; réformer c'est donner une meilleure forme. Repartir c'est répliquer, ou partir pour retourner ; répartir c'est distribuer en plusieurs parts.

  4. Devant les verbes commençant par a ou é, si cet a ou cet é répond au lat. ad ou ex, l'e de la particule est élidé : r-avaler, r-échauffer. Il en est de même devant le préfixe en : r-enforcer, r-emporter.

  5. Devant un mot commençant par s, l's est d'ordinaire redoublée, si elle doit conserver le son dur : ressembler, ressentir. Toutefois, en général, on ne double pas l's dans les verbes à signification itérative, lorsque ceux dont ils dérivent sont exprimés dans la même phrase. Ainsi l'on écrit : il a été saigné et resaigné ; il m'a salué et resalué ; cet acteur a été sifflé et resifflé, etc. ; mais l's se prononce dure : re-si-flé. Au contraire, quand les mots ont un rang dans la langue, l's se redouble : ressembler, ou se prononce douce : résister, résumer.

Étymologie : Lat. re, qui exprime réduplication et quelquefois retour en arrière ; la forme complète en est red.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RE ou RÉ..

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.