ravoir

ravoir

nom, masculin

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de pêche. Nom qu'on donne, sur quelques côtes, à un parc de filets que la mer couvre et découvre.

    Les mailles des bas parcs, ravoirs, courtines et venets auront 2 pouces en carré ; et ils seront attachés à des pieux plantés à cet effet dans les sables, sur lesquels le rets sera tendu, sans qu'il y puisse être enfoui,

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée RAVOIR#sens2.

ravoir

verbe, /ʁavwaʁ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

v. a.

  1. Avoir de nouveau.

    Une parole échappe.... il est impossible de la ravoir — La Bruyère (1645-1696)

    Tu seras trop heureuse de me ravoir va, laisse faire — Dancourt (1661-1725)

  2. Recouvrer.

    La peine qu'il souffre [de la captivité de son fils] lui fait trouver cent moyens ridicules pour ravoir son fils — Molière (1622-1673)

    Il eût donné toute chose pour ravoir cette lettre — Antoine Hamilton (1646-1720)

  3. Se ravoir, v. réfl. Reprendre des forces. Il a été fort malade et commence seulement à se ravoir. Ravoir n'est pas sans peine.

Étymologie : Re..., et avoir ; wallon, ravu, raveur.

Historique : XIIIe s. Et de Troie r'ai-je oï conter, Qu'ele fut jà de moult grant seigneurie Que vous ravez ma dame, la royne au vis clair XVe s. Son page, sur son coursier, autour des batailles, l'avoit poursui ; et le trouva si à point qu'il gissoit là et ne se pouvoit ravoir ; il n'avoit autre empeschement que du cheval Après qu'iceux Anglois eurent pris et raveu tous les biens XVIe s. Qui preste, non r'a : si r'a, non tost ; si tost, non tout Or estoit ce la moindre chose à quoy pensoit Tarquinius, qu'à ravoir ses biens Hélas ! je connoy bien que j'ay trop entrepris.... Toutesfois, le sçachant, je ne p…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

v. tr.

  1. Avoir de nouveau. J’avais un logement commode, je veux essayer de le ravoir.

  2. Il signifie aussi Recouvrer. Il plaide pour ravoir son bien. Je lui ai prêté un livre, je veux le ravoir.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • ravoir — infinitif — /ʁavwaʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ravoir#52235.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.